Il existe aujourd’hui un paradoxe que peu de gens soulignent : l’énorme variabilité de la valeur que l’on accorde à un témoignage. Face à un juge, il peut conduire une personne en prison. Face à un parent, un voisin ou un médecin, il peut n’entraîner que des moqueries. Deux poids, deux mesures, certes, à adapter selon le contexte. Il n’empêche qu’en termes de méthodologie, et notamment dans le cadre d’une recherche scientifique sur les phénomènes paranormaux, ces préjugés, aussi nommés « biais », constituent une entrave.