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Daniel Morin a déjà publié trois ouvrages chez L’Originel-Accarias, Eclats de silence, Maintenant ou jamais et Où est le problème ? Il poursuit avec ce nouveau livre, toujours dans une approche non-dualiste. Cette fois, au cœur de la démarche d’écriture se trouve la question du relatif et de l’Absolu.

« Les mouvements relatifs, écrit-il, tendent naturellement vers l’immobilité. Pourquoi ? Parce que nous sommes de la nature du Tout, de l’immobilité. Même si elle est sustentée par le Tout, aucune forme définie ne s’appropriera jamais l’Absolu. La partie impermanente ne saisira jamais le permanent, elle ne pourra jamais contenir le Tout.

La vie, c’est l’immobilité qui danse. »

Ni méthode, ni enseignement, ce livre est une recherche d’équilibre sur le fil tendu de l’apparaître. Daniel Morin, conscient des limites du langage, cherche à faire de la quête naturelle d’équilibre une expérience de non-séparation, une expérience impersonnelle.

« La source de la croyance d’être une entité séparée est impersonnelle.

La source de tout mouvement, toute pensée, est impersonnelle.

La source de tout ce qui se passe est impersonnelle.

Notre histoire n’est qu’un déplacement d’énergie au sein de la Totalité.

Notre moi n’est qu’une forme d’énergie portée par d’autres formes d’énergie. »

Et d’interroger la nature du moi, la limite, la spécificité apparente de l’espèce humaine, avant de proposer une psychologie impersonnelle, née de l’expérience et non d’une accumulation de concepts.

« La psychologie impersonnelle implique la vision de l’inséparabilité de l’absolu et du relatif, de l’interdépendance de tout ce qui existe, et la mise en cause de l’entité moi. Dans cette vision, une personne déséquilibrée sera accueillie en tant que phénomène naturel et non en tant que personne séparée. Ce qui dépersonnalise la vision de l’individu, et enlève la culpabilité ainsi que les jugements de valeur. »

« Cette vision, ajoute-t-il, oblige à considérer le point de déséquilibre de la personne comme étant l’exact résultat de toutes les influences de l’univers. »

Plutôt que de modéliser cette vision, cette approche, ce rapport à l’expérience, Daniel Morin a fait le choix d’une mise à disposition sous la forme de questions et réponses issus d’échanges approfondis avec des interlocuteurs. En arrière-plan permanent de ces dialogues paradoxaux entre dualité et non-dualité, la question de la liberté s’impose. « L’acceptation de l’impermanence est la porte de la liberté. » dit-il.

« « Je, ne sait pas », tout simplement parce que « je » n’est pas un sujet séparé de son extériorité mais le reflet de ce jeu entre rien et Tout, conclut-il. Dieu n’est pas le point d’arrivée, il est le trajet. »

Source: La lettre du crocodile 

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