Noël en France (audio)

Yves-Fred Boisset se livre ici à une analyse symbolique de la fête de Noël à travers les différentes religions et traditions. 

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Extrait de la vidéo

Noël en France, parce que tant que nous n'en, j'appelais de noms certains indiens de l'Anglo-Saxon-Mamie, il y a même une exception française, exception culturelle française, elle existe.

Et il y a aussi une exception française pour Noël, parce que nous sommes le seul pays, le seul Nant, à parler de Noël.

Dans le Sud de l'Europe, on parle de Nativita, Natale, je crois que en Italien c'est Nativida, c'est ça ?

Natale.

Natale.

On sait qu'au Portugal c'est Nativida, je me suis renseigné, j'ai eu plusieurs contacts.

Dans l'Europe germanique, on parle plutôt de Christmas, non partout, mais du Christ bien sûr.

Non, Nativida, Natale, c'est la naissance, ça va soi.

Je me suis renseigné d'un nom dans d'autres, j'ai des correspondants un peu partout, en Russie, en Arménie, en Grèce, en Mamie, et personne ne connaît Noël.

C'est toujours des noms qui n'ont rien à voir avec Noël.

Alors Noël, bien sûr, qu'est-ce que c'est Noël ?

Bien, il y en a qui ont traduit Noël par doux au soleil.

Nouvel Eios.

Moi je veux bien, mais le doux au soleil et le saucisse d'hiver, je ne sais pas comment ça s'appelle, je n'ai pas voulu embrouiller le soleil dans le saucisse d'hiver.

En revanche, il y a une autre explication qui n'est pas de moi, mais qui vient du saint Idalbèdre.

Idalbèdre, c'est mon maître à penser et mon guide dans beaucoup de mes travaux.

Et Idalbèdre, lui, il a trouvé qu'une situation qui lui paraît le plus juste, il parle de Neule Heil.

Neule, c'est nouveau, en allemand.

Et Heil, c'est le salut.

Tout le monde se souvient, tout le monde a vu, ou pas forcément, on est très jeunes tous.

Les anciens, ils ont vu Hitler, en même temps.

Et puis, on l'a vu au cinéma.

Heil, c'est le salut.

Donc, le nouveau salut, pourquoi le nouveau salut ?

Le nouveau salut, parce qu'on considère que la naissance du Christ apporte un nouveau salut à l'humanité.

Ce qui est dans la tradition chrétienne.

Mais aussi parce que l'hiver, c'est la saison du renouveau.

Et non pas le printemps, comme on le croirait.

En fait, oui, on dit que l'année commence au signe du bélier, c'est-à-dire le baptême à Mars, en gros, c'est-à-dire Rechnox, le printemps.

Et tous les signes astrologiques, enfin, tout le zodiaque part du bélier.

Alors, moi, ce qui me paraît un peu anormal, c'est que commencer un cycle zodiacal par un signe de feu, ce n'est pas très convaincant.

Pourquoi ? Parce que le feu, c'est le quatrième élément.

Il y a d'abord la Terre, l'air, l'eau et le feu.

C'est les quatre éléments, dans la hiérarchie, les quatre éléments.

Donc, je pense qu'il faudrait plutôt commencer l'année zodiacale au Capricorne, c'est-à-dire le 21 décembre, quand le soleil entre dans une Capricorne.

Alors, il faut savoir que l'hiver, la nature semble se reposer sous un montant de neige.

Et est-ce à ce moment-là que commence, sous la Terre, la prégermination ?

C'est-à-dire que la nature commence à bouger.

Mais d'une façon imperceptible, parce que ça partait du printemps, on va vraiment voir la nature, la nature fleurir, la nature émerger.

Mais c'est quand même un nouveau salut, ça aussi.

Un new hell, encore. Pourquoi ?

Parce que c'est là qu'il y a la promesse des futures semailles.

Et puis, bien sûr, des cultures récoltes.

Et dans une société qui était suffisamment rurale pendant des millénaires, la semaille récolte, c'est quand même le plus important de tout.

Or, le Christ, on peut l'assimiler à un nouveau salut, puisque c'est ce que témoigne le Nouveau Testament.

Puisqu'au pessimisme vétérotestamentaire, dans ce testament, où il est nécessaire de vengeance, de loi du talion, d'un Dieu justicier et fouettard, menace et châtiment, lamentation, etc.

Succès de l'optimisme néotestamentaire, le Nouveau Testament, qui remporte avec la totalité de la chute, la chute que l'on parle en Genèse, jadis sans rémission, sauf pour quelques élus arbitrairement sélectionnés, offre la promesse du pardon et de la réintégration pour tous.

C'est donc une affaire opposée.

Il y a la chute dans ce testament et il y a la réintégration au Nouveau Testament.

Il y en a encore par exemple tout à l'heure.

Avant le Christ, le chemin des êtres humains, les êtres humains déchus, nous sommes, nous sommes déchus, il ne faut pas l'oublier, il faut être réaliste, nous sommes des êtres déchus.

Et moi aussi, j'en suis tout le monde.

Et même les gens qui ne sont pas dans cette salle, tous les autres.

Je suis entière.

Eh bien, ces êtres déchus étaient placés sous la surveillance de gardiens sévères et sans indulgence.

Mais désormais, depuis que le Christ est venu, nous pouvons suivre le guide et sa loi d'amour et de pardon.

Ça change tout.

Le guide avec un rangé.

Tiens, on trouve la lettre G beaucoup d'endroits d'ailleurs.

Je ne travaille pas ici, je ne fais pas le mûle, mais je suis quand même assez connu.

En donc, de ce point de vue, en résumant, la naissance du Christ, c'était bien un nouveau salut.

Et c'est la langue française à garder ce nom de Noël, de nouveau salut.

Ce n'est pas pour rien que la France est quand même, disons, peut-être d'une exception spirituelle, aussi comme culturelle, comme maçonnique d'ailleurs, on peut le dire.

Il suffit de reprendre l'histoire de la maçonnerie, c'est pour ça qu'on va en parler un jour si vous voulez.

Et vous verrez que c'est aussi une exception tout à fait française.

Bien que ce soit le dernier en France, mais c'est la France qui l'a faite, comme elle est.

Donc, le véritable sens de la vie du Christ, qu'on a fait naître, donc, au solstice, hiver, ou à peu près, il faut compter la production de l'hiver, l'automne, tout ça, eh bien, c'est quand la terre se lézarde sous le gel, quand la nature semble s'endormir dans une longue nuit, Autrement dit, dans les ténèbres.

En gros, tous les ténèbres.

Mais la lumière, lui, dans les ténèbres, souvenez-vous.

Les ténèbres ne l'ont pas saisie.

Ça ne veut pas dire qu'ils ne l'ont pas reçue.

Là, il y a une espèce, disons, de camp de démarche sémantique au sujet de la lumière qui a été reçue ou saisie.

Et quand on prend la traduction en latine, on ne sait plus très bien.

C'est « éamnon neroons », c'est-à-dire qu'ils n'ont pas compris, ça.

C'est encore moins.

Alors, on pourrait dire que la lumière n'a pas été reçue, ça veut dire qu'elle est restée à l'extérieur des ténèbres.

Quand elle n'a pas été saisie, ça veut dire que les ténèbres l'ont en elle et que, malgré tout, ils n'ont pas pu la saisir, ils n'ont pas pu l'étouffer, quelque sorte.

Comme la lumière qui est en nous.

Et donc, le gel, à mon devenir, est enfoui dans la terre comme la lumière divine, mais dans les ténèbres.

Alors, je ne voudrais pas revenir plus longtemps sur la réception française, que je vais peut-être déplaire à ceux qui voient déjà le français comme une langue morte et qui oublient que le français est parlé par 110 millions de personnes dans le monde, auxquelles ils ont ajouté 65 millions de francophones par sienne, comme l'a signé mon frère, mon ami Alcède Mauger, spécialiste de la francophonie dans le monde et du dialogue des cultures.

Alors, dans ma vie, la tradition voulait que l'année astrologique commence le 21 mars, avec le signe du Béniment.

Je ne suis pas satisfait.

On les a dit.

Je ne veux pas dire que c'est stupide, ce serait pas gentil de dire ça, mais enfin, c'est irrationnel.

Alors, pourquoi ne pas commencer un cycle traditionnel par un signe de feu ?

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