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Préface d’Alexandre Jollien. Traduction Laurent Jouvet.

Laurent Jouvet a traduit les cent quatre-vingts sermons rédigés par Maître Eckhart (1260-1326). Les treize sermons choisis pour ce recueil illustrent l’ensemble de la pensée d’Eckart et permettent de comprendre l’importance d’une œuvre caractéristique du courant non-dualiste occidental.

Chaque sermon bénéficie d’une présentation et de notes qui encouragent non pas l’analyse mais la vie spirituelle.

 

Dans son introduction Laurent Jouvet replace Maître Eckhart dans l’histoire de la spiritualité :

« La mystique de l’union qu’Eckhart a tant et tant prêchée, si elle a été un des sommets non seulement de la mystique, mais également de la langue allemande, se situe dans une filiation continue depuis l’Antiquité (Plotin) en passant par le traité de théologie mystique du Pseudo-Denys. Après Eckhart, de nombreux spirituels continueront sur sa lancée jusqu’à aujourd’hui. Ce qu’Eckart saisit en mots est universel et éclairera encore longtemps tous les chercheurs et les chercheuses d’essentiel. »

Maître Eckhart invite à traverser les formes et notamment les formes du langage, à se rendre au-delà des mots, pour saisir la réalité de Dieu. Laurent Jouvet remarque le « détournement du vocabulaire », sa concentration plutôt que l’accumulation de distinctions, l’orientation non-dualiste permanente, parfois à travers des formules qui concourent à l’expérience. Il s’agit de « Se vider de soi pour se remplir de Dieu » (Sermon 4).

Le vide, et sa plénitude, le silence, habité par Dieu, sont au cœur de son enseignement. La puissance de celui-ci réside dans son orientation obstinée, à travers chaque propos, vers l’union avec le Divin. Laurent Jouvet observe cet enseignement comme un chemin spirituel très actuel car indépendant des contextes personnels, familiaux ou collectifs, caractérisé par la liberté et la responsabilité. Les sermons transforment l’intellectualité associée aux questionnements théologiques en expérience spirituelle, en possibilité de vivre l’union avec Dieu. Ils nous rendent « capables de Dieu » considère encore Laurent Jouvet.

« Dans ce retour en Dieu dit Maître Eckhart, je reçois une empreinte divine qui me divinise et qui m’amène au-dessus de tous les anges. Dans cette empreinte, je reçois une telle richesse que je ne peux me contenter de Dieu en tant qu’il est « Dieu » ni me contenter de toutes ses œuvres divines, car dans ce retour en Dieu, je saisis que moi et Dieu sommes « un ». »

Source: La lettre du crocodile 

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