Sur les chemins de la Vouivre
Enquête sur la Vouivre à travers les mythes et les légendes. Dans cet exposé de 58 minutes, Régor nous conduit le long des courants d'énergies telluriques que nos ancêtres connaissaient et respectaient et sur lesquels ont été érigés les mégalithes, puis bâtis les monuments religieux. Suivant ces lignes de faille souterraines, il emboîte le pas de la Vouivre, tombée dans l'oubli au siècle dernier.
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Découvant une cartographie nouvelle de notre "terre-mère", il remet au jour l'existence de celle qui nous accompagne depuis toujours dans l'invisible.
Extrait de la vidéo
Les chemins de la voivre Si vous allez sur les chemins de la voivre, vous irez de surprise en surprise, peut-être. C'est un chemin qui peut s'avérer initiatique, mais la vie est, elle, un chemin initiatique par excellence. Chacun suit, dès qu'il se promène dans la nature, les chemins de la voivre. Mais ce mot, ce mot a été longtemps très peu connu.
Actuellement, il est rentré davantage dans le vocabulaire courant, vers les années 80, 80, 82, quand j'ai commencé à faire ces cheminements sur les chemins de la voivre, le mot était quasiment inconnu. Seuls les lecteurs de Marcel Aimé et du roman La Voivre le connaissaient. Il était paru en 1954, il parlait d'une femme à queue de serpent qui se baignait nue dans les étangs de Franche-Comté et avant de se baigner, elle posait son escargoucle sur le rivage.
Puis, il y a eu, dans Rivensnau, le pape des escargots. C'était en 1976, si ma mémoire est exacte. Et puis, il mettait en scène La Gazette, un clochard truculent qui suivait le chemin de la voivre dans la campagne et qui disait des vérités extraordinaires. Vers les années 80, 82, 83, c'est sur les chemins de la voivre que s'est écrit le Brévière du Chevalier dont vous voyez la couverture.
Il a fallu quelques années et ses écrits sont parus en 1983. Nous avons longtemps cheminé sur les chemins de la voivre pour écrire La Voivre, un symbole universel, avec Quintia Pavou. Et ce livre s'est véritablement écrit sur les chemins, dans les lieux, dans les lieux dont on parle dans le livre. A cette époque-là, quelques personnes relevaient avec leurs baquettes de sourciers les courants d'énergie tellurique qui sillonnent la terre-mer.
Mais ils n'utilisaient pas ce mot de voivre-là. C'était un mot uniquement des contes et des traditions des légendes de Franche-Comté. Maintenant, on appelle donc voivre les courants d'énergie tellurique qui sillonnent dans la terre-mer. Et les géobiologues en font les relevés.
On appelle ces courants, courant de Hartmann, courant de Curie. Mais les courants de la voivre essentiellement sont vivants. Ils sillonnent la terre comme les artères et les veines sillonnent notre corps. Et l'intensité de l'énergie de ces courants change avec les saisons de solstice en équinoxe.
Et au gré des nécessités de la vie et des interventions des humains qui construisent partout, ces courants même changent de place. Ils sont bien obligés quand on construit une autoroute ou qu'on bâtit une quantité de cités. C'est en suivant donc les chemins de la voivre que ce livre s'est écrit. Il est paru à la table d'émeraude.
On en est maintenant à la troisième édition chez Édiru en 2006. Les plus anciens vestiges d'une connaissance oubliée, ce sont les pierres dressées, les mégalithes, les dolmenes et les menhirs. Tout le monde connaît les dolmenes et les menhirs de Carnac et puis d'autres lieux. Là, vous allez voir l'allée dolménique de la Roche aux Fées.
Elle est au sud de Rennes, dans le Morbihan. C'est une allée couverte, une allée dolménique. On n'a que les rescapés d'une longue destruction à travers les siècles. Néanmoins, ce qui reste est encore impressionnant.
Près de chez moi, dans le Hurpoix, nous avons été sur les chemins de la voivre et on trouve encore un dolmen de Jeanville, là, à l'orée de la forêt. Et puis, à Idville, dans un petit village, un menhir qu'on a baptisé du Vieil Indien à cause du profil qu'il a. C'est à l'entrée de Idville, en venant de Chamaronde, et plus connu, le grand menhir du Pali, qui est à Millier-la-Forêt, dans la plaine. On le voit de très loin.
Il est seul, dressé, phallique, là, imposant au milieu de la plaine. Et ce que les gens savent moins, c'est que la pierre horizontale qui est à ses pieds est très yin, au contraire du menhir qui est yang, ce qui fait qu'on a là une complémentarité rare. Alors, les dolmens, les menhirs, les pierres sculptées, en Corse, on trouve des menhirs qui ont été sculptés. Et que dire, d'ailleurs, dans le monde entier, partout, se trouvent des pierres dressées.
Oui, c'est vrai. D'ailleurs, on a, nous deux, rencontrés, il y a quelques années, d'abord à Chartres, et puis, quelques années plus tard, en Cornouailles, en Angleterre, les auteurs d'un fameux livre en anglais qui s'appelle The Sun and the Serpent, qui sont tous les deux, deux sourciers anglais. Et donc, Paul Broadhurst et Hamish Miller, ils ont fait un relevé d'un courant énergétique tellurique qui traverse toute la Cornouailles, et depuis le Mont-Saint-Michel de la Cornouailles, donc britannique, jusqu'au sud de Launceston, en passant par le fameux site de pierres dressées de Avebury.
Et en faisant ce relevé avec leurs baguettes, ils se sont rendus compte que ce courant tellurique était en fait double, et double parce qu'il avait un aspect féminin, donc plus féminine, qu'ils ont nommé le courant Mary, parce qu'il traversait tous les lieux sacrés dédiés à la Vierge, et double donc dans son autre aspect, young, masculin, qu'ils ont nommé Michael, parce que ce courant-là traversait des lieux sacrés dédiés à l'archange Saint-Michel.
Et curieusement, ils ont remarqué sur les courbes qu'ils ont relevées, que ce courant traversait des lieux sacrés, et que les endroits où ces deux courants, ou sous-courants, se croisaient, étaient des endroits où on trouvait des pierres dressées, des ménhirs, des dolmens, et alors ils se sont donc demandé, et on se demande avec eux encore, si en fait les pierres sont venues marquer ces croisements, ou si à l'inverse, ce sont les pierres dressées qui ont occasionné l'écroisement des courants.
Nos amis ont mis en évidence ensuite un fait extraordinaire, c'est qu'il y a un lieu de Saint-Michel en Irlande, le mont Saint-Michel de Cornouailles, le mont Saint-Michel de Normandie, ils sont dans l'alignement de Chartres, et cela passe par le monté Gargano dans les Pouilles italiennes,