L’Arbre de Vie : un outil initiatique de croissance personnelle 1/2
Hermès Trismégiste forgea dans la Table d'Emeraude une clef d'or : " Ce qui est en bas, est comme ce qui est en haut; et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour faire les miracles d'une seule chose…." Arouna Lipschitz s'empare de cette clef et nous invite à lever le voile des mystères de l’incarnation de l'Homme, sa place dans le monde, à travers une lecture originale de l'Arbre de Vie.
L’Arbre de Vie est une structure symbolique d'une richesse inépuisable: elle est non seulement une métaphore du mystère la Création, mais également une métaphore de la relation de l'homme au Soi et à l’Autre.
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C'est cette seconde approche qu'Arouna Lipschitz va privilégier, fidèle à l’enseignement qu’elle propose, comme philosophe de la relation : la voie de l’amoureux
L'arbre nous présente en fait deux types de spiritualité : l’une montante, transcendante, et l'autre descendante, immanente. L'évolution spirituelle d'un individu est liée à cette descente, l'involution précède l'évolution. Notre capacité à évoluer dépend de notre faculté à laisser la lumière descendre en nous, au Logos (ou verbe) de s'incarner. Arouna Lipschitz nous guide donc dans ce chemin royal du haut vers le bas, de la Couronne (Kéther) au Royaume (Malkuth), du triangle de la transcendance à la Création elle-même, la Mère "d'en bas", l'immanence divine.
Dans cette descente, elle va tout particulièrement se concentrer sur les quatre triangles qui forment le carré central, c'est à dire les quatre régions de l'arbre qui constituent la prison de l'égo. Dans cette partie charnière intitulée « la porte des Hommes », nous sommes confrontés aux aléas du quotidien, à notre besoin de reconnaissance, de créativité, d'aimer, notre désir de fusion … bref le monde de la dualité et de tous ses tiraillements qui sont autant de boulets qui entrave la réalisation du Soi.


Pour Arouna Lipschitz, l'enjeu n'est donc pas de se fondre dans la lumière infinie mais d'arriver à la splendeur humaine. Pour cela il faut s'épanouir en tant que « sujet en relation », se mettre en cohérence avec ses désirs et fortifier son éthique personnelle. Car la voie de l'amoureux d'Arouna Lipschitz est une spiritualité qui vise la joie de vivre ici bas, ici et maintenant: Hic et Nunc.
Pour atteindre cette joie de vivre faut-il renoncer à l'Amour, à l’Autre « ce grand A barré » ?
Sur quels piliers de l’Arbre faut-il s’appuyer successivement pour favoriser la descente de l'incarnation ? Comment l'arbre de vie se transforme-t-il en arbre de valeur, et comment ce dernier devient-il métaphore de la relation à soi-même ?
Réponses d'Arouna Lipschitz dans cette conférence en deux parties.
Extrait de la vidéo
Je vais vous parler de l'arbre de vie comme moi je l'utilise sur la voie de l'amoureux. Bien sûr, l'arbre de vie est une structure symbolique. Une structure symbolique pour moi c'est comme un point d'appui pour la pensée. Voyez, la pensée, on est beaucoup plus pensé qu'on ne pense, comme vous le savez certainement, et la pensée elle court dans nos têtes.
Elle est en mouvement permanent. D'ailleurs, tous ceux qui essayent de méditer savent combien il est difficile, entre guillemets, d'arrêter la pensée. Et moi, je ne suis pas quelqu'un qui cherche à arrêter la pensée, je cherche à penser juste. Et je pense que penser juste, ça demande d'avoir une référence symbolique pour être un petit peu comme un garde-fou.
Et le mot est très juste et très approprié. Un garde-fou d'une pensée qui peut dire tout et n'importe quoi et qui s'appuie sur un ressenti sans le confronter à un entendement. Et donc l'arbre de vie est devenu mon point d'appui, est devenu la structure symbolique que j'utilise pour ma pensée. C'est-à-dire qu'il n'y a pas une chose que je pense ou qui me pense sans que j'arrête de temps en temps le mouvement sur l'arbre.
Si j'attends. J'attends les informations. J'attends la résonance. J'attends l'illumination.
Quelquefois, c'est des moments jouissifs, vous savez quand tout d'un coup... Mais oui ! Mais oui, absolument, mais oui ! Eh bien, l'arbre de vie me sert comme ça de point d'appui.
Alors, on peut choisir plein d'autres structures symboliques. Maintenant, j'essaierai de vous dire pourquoi celle-là me tient tellement à cœur. Je vous ai amené mon arbre, mon arbre favori. Parce qu'en plus, dans tous les arbres de vie qui existent, parce que vous avez des représentations multiples et infinies de l'arbre de vie, j'ai choisi celui-là qui est d'un monsieur qui s'appelle Marquesani, canadien.
Parce que je le trouve très complet, je le trouve très... Enfin, il me parle. C'est celui-là qui me parle. Et je voudrais vous montrer comment on peut se servir de cet arbre dans une pensée moderne.
Je zappe tout de suite, parce que d'abord, on a peu de temps. Je zappe tout de suite la partie érudite sur l'arbre de vie, de où c'est, de quand c'est, qui l'a fait, on n'en sait rien. Je vous invite à aller sur Internet. Ça, c'est les bonnes choses d'Internet, pour aller chercher tout ce qu'il peut y avoir d'érudit là-dessus.
Mais sachez qu'on n'en connaît pas réellement l'origine. On ne sait pas qui, quoi, qu'est-ce. Il y a plein de spéculations. Donc, je laisse cette partie-là.
Ce n'est pas celle-là qui m'intéresse. Ce qui m'intéresse, moi, c'est comment cet arbre de vie peut nous permettre, aujourd'hui, de développer une pensée sur la relation de l'homme à ce que, moi, j'appelle le point M, le point mystère, le mystère de la création, le mystère d'une possible divine origine de la création. Marie Balmary, je cite son titre de livre. Le mystère de l'origine tout court.
L'origine de l'univers et, du coup, l'origine de tout un chacun. L'arbre de vie est une métaphore du mystère de la création. C'est comme ça qu'il se donne. C'est comme ça qu'il s'est développé dans le cours de l'histoire comme une métaphore de la création.
Ça pourrait être notre sujet, et ça le sera un peu. Mais ce qui m'intéresse beaucoup plus, moi, c'est d'utiliser cet arbre aussi comme une métaphore de la relation de l'homme au mystère. Pas la partie purement métaphysique sur le mystère, mais la relation de l'homme au mystère. Comment nous nous positionnons vis-à-vis de ce mystère.
Et vous allez voir que l'arbre nous donne des axes de réflexion très, très originaux, de mon point de vue, sur la relation de l'homme à ce mystère, la relation de l'homme à lui-même, et la relation de l'homme à autrui. Et je dois dire que sur ce troisième point, la relation de l'homme à autrui, ça a été pas autant développé, évidemment l'arbre n'a pas été utilisé sur la route de la connaissance, ça n'a pas été si utilisé, autant utilisé, pour parler de la relation de l'homme à l'autre, à autrui, de l'homme aux hommes, que comme métaphore de la création.
Et du coup, vous comprendrez mieux pourquoi, élaborant une philosophie de la relation, ça c'est ma spécialité, élaborant la voie de l'amour comme une philosophie de la relation, j'ai cherché, j'ai sondé cet arbre de vie pour voir aussi tout ce qu'il nous disait sur l'homme, le sujet en relation. Donc ça nous laisse trois axes, la relation de l'homme au mystère, la relation de l'homme à lui-même, et la relation de l'homme comme sujet en relation à autrui.
Alors la première chose c'est, prenons l'histoire de la relation de l'homme au mystère, et vous allez voir, je vais témoigner de mon utilisation de l'arbre, sachez qu'il y a autant de cabalistes, il y a autant de cabal que de cabalistes, qu'on soit bien clair là-dessus dès le départ. Chacun a sa perception, sa vision, et son approche de cet arbre qui est une source infinie de réflexions et de possibilités d'ouverture de la conscience par analogie à ce que dit l'arbre, on peut être renvoyé à soi-même très profondément.
Et chacun y est renvoyé finalement quelque part en fonction aussi de systèmes de croyances qui sont au départ forcément. En tous les cas pour moi, par rapport au mystère, à la relation de l'homme au mystère, il y a une chose que je lis, je vais vous donner moi des bouts de lecture que je fais de l'arbre. Et en ce qui concerne le mystère, vous voyez que cet arbre il est construit, on peut le voir comme construit avec un triangle en haut, un triangle là, et puis là un carré qui est en même temps un triangle vers le bas et un triangle vers le haut, et puis un autre triangle qui est là.
Je ne rentrerai pas dans les détails de cette structure entre les triangles et les carrés, mais il y a quelque chose quand même de très intéressant, c'est de comprendre que le premier triangle dans la Kabbalah renvoie au triangle métaphysique. C'est-à-dire que la métaphore de la relation de l'homme au mystère, elle se joue tout particulièrement dans ce triangle, dit triangle métaphysique. Ce n'est pas que de moi, ce n'est pas une structure, c'est une structure traditionnelle, métaphysique, l'éthique et la réalisation.
Qu'est-ce que ça nous dit d'intéressant ? En tous les cas comment moi je lis, comment je traduis, comment j'interprète ce que nous dit l'arbre sur la relation de l'homme au divin ? Vous voyez que quand ce triangle monte, il s'ouvre aux régions qui sont au-dessus. Il s'ouvre d'abord à ce qu'on appelle la couronne.
Keter, la région supérieure de l'arbre, s'appelle Keter. En hébreu, le mot Keter veut tout simplement dire couronne. De là, le petit symbole qui a été mis au-dessus de la couronne. Keter nous ouvre à notre couronne, nous dit l'arbre, nous raconte l'arbre.
C'est via cette région-là que vous pouvez par analogie dans le corps renvoyer à la fontanelle. Dans les traditions au septième chakra, tout bêtement, septième chakra appelée d'ailleurs lui aussi chakra coronale. Donc on est bien dans des analogies similaires et une même métaphore, une même symbolique, qui est que c'est par le creux, l'encreux de la fontanelle, un encreux qui va comme ça, qui est encreux comme ça, contrairement à celui d'en bas.
Après on pourra faire des analogies, puisque ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, dit la grande tradition, mais inversé. Et donc dans cet encreux d'en haut,