La digitalisation de la physique : une réactualisation du mythe de la caverne par la métaphore des jeux vidéo ?

Notre premier exposé avait présenté les recherches en cours liées à l’évolution des connaissances (physique, biologie, techniques digitales, neurosciences) évoquant l’hypothèse selon laquelle notre réalité physique serait issue d’un « calcul digital ».  Dans ce second opus, Éric Dullin nous emmène à la découverte du fonctionnement de nos cinq sens (ouïe et vue principalement). De cette analyse neurosensorielle ressort un axe « perception – imagination – mémoire ».

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Il expose ainsi comment notre cerveau interprète, classifie puis réagit à ces multiples stimuli. La connaissance de ces mécanismes (qui ne sont pas forcément linéaires, cf. les capacités d’imagination de notre cerveau) forment les principes constitutifs, de toute « Simulation » possible.

De la caverne de Platon à la métaphore du jeu vidéo  : quiconque connait et maitrise l'impact de ces stimuli, peut créer une simulation !

Il y a 2500 ans, déjà, Aristote s’interrogeait sur l’existence d’un « moteur immobile », invisible et origine première de l'ensemble de la manifestation qui en découlerait. Eric Dullin prend à rebours cette métaphysique première et pose la question : est-ce qu’on peut créer l’univers en l’imitant ? Mimésis contre Logos ?

Frank Wilczek en 2008 : «  au-delà du monde physique il a … la grille / le réseau, cette « chose » qui sous tend la réalité physique »

Et pour lui de s’appuyer sur les travaux de célèbres physiciens contemporains : Edward Fredkin affirmait ainsi en 1992 « il y a cet endroit autre (other) qui héberge le moteur qui fait tourner la physique » (in. Physique numérique, philosophie digitale.)

La puce quantique développée par Google, Sycomore (2019) représenterait-t-elle l'acmé de ces recherche ? Le Golem, Dédale et Prométhée n'ont pas dit leurs derniers mots !

Une conférence filmée à l’IMI, Institut Métapsychique International, que nous remercions.

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Collection : « Vivons-nous dans une simulation ? »
Film 1 : Les mystères de la matière, du cosmos et de la vie :  interrogations sur leurs structures ultimes
Film 2 : Digitalisation de la physique et réactualisation du mythe de la caverne par la métaphore des jeux vidéo
Film 3 : Les liens réalité/conscience proposés dans le cadre de l’hypothèse de la simulation
Film 4 : Comment tester cette hypothèse et quels liens avec la parapsychologie ?

Extrait de la vidéo

Les énigmes autour des neurosciences Les énigmes autour des neurosciences Les énigmes autour des neurosciences Les énigmes autour des neurosciences Alors si on regarde un peu maintenant dans les énigmes autour des neurosciences donc là bon, l'image je trouve très propre parce qu'on a à la fois l'aspect perceptif on a la tête remplie dans une ville et en même temps on imagine, on voit le neurone qui imagine une planète et voilà, donc pour revenir un peu sur notre cerveau et on a vu quand même qu'il y a des cellules qui fonctionnent sans cerveau c'est quand même aussi intéressant mais si on ne se raisonne que sur notre cerveau donc 85 à 100 milliards de neurones ça commence à faire et donc il y a jusqu'à 4000 neurones qui se font par seconde pendant la morphogénèse donc c'est quand même un chiffre complètement fou et puis ce qui est intéressant c'est que chaque neurone est connecté à 7000 autres neurones en moyenne donc on imagine un peu le nombre de connexions parce que c'est vrai que si on regarde le chiffre du haut aujourd'hui, on le verra après, dans les derniers transistors on arrive à 50 milliards de transistors mais un transistor c'est trois portes en fait, c'est trois connexions et là on parle de 7000 voilà, on est dans un centimètre cube le cerveau il consomme 20 watts aussi comparé avec le transistor donc il ne consomme pas grand chose voilà, et voilà donc ce qui est intéressant c'est de se dire quand même que sur un verre qui fait un millimètre donc on a trouvé qu'il y avait 959 cellules qui ont été étudiées en détail et dedans en gros 300 neurones on a été capable de le modéliser donc ça c'est ce qui modélise les 300 neurones enfin quand je dis capable on a fait le diagramme des neurones mais aujourd'hui on est incapable il y a 300 neurones seulement on est incapable de savoir comment ils fonctionnent réellement donc on est en train d'étudier le cerveau c'est bien, avec des milliards mais en fait avec 300 neurones on n'est déjà pas capable de vraiment faire le modèle et de voir comment il fonctionne là c'est un petit chapitre important parce qu'on a parlé beaucoup de discrétisation de la matière, de l'énergie de l'espace et là on rentre dans le débat de l'imagination, de la conscience donc première étape donc ça c'est des recherches assez récentes c'est Lionel Nackage qui est français et qui travaille avec Dohen aussi et donc ce qui ressort c'est que d'une part vous imaginez ou vous percevez ou vous mémorisez à un moment donné vous allez voir une image dans votre tête et en fait ça c'est le résultat du même système donc c'est à dire qu'une perception ou une imagination, en fait ça utilise le même système de projection dans votre tête donc on peut imaginer que si on met des petits potentiomètres et qu'on mélange un peu tout ça on a facilement un truc qui mélange les perceptions, l'imagination, la mémoire et puis surtout c'est de se dire c'est quoi la perception en fait si on revient un petit peu sur des choses qui sont connues, sur la perception donc d'une part le fait qu'on a une tâche centrale dans le cerveau, donc à gauche on a le nerf optique donc en toute logique on devrait avoir une tâche au milieu de notre écran visuel puisqu'on a une partie du cerveau qui n'est pas irriguée en cellules sensitives en fait on n'en a pas quand on regarde, on se dit comme on voit en stéréo, il se récupère mais si je ferme un oeil, je n'ai toujours pas de tâche donc en fait ça veut dire qu'il y a quelque chose qui me recrée quelque chose là où normalement il n'y a rien donc ça c'est la première chose la deuxième chose c'est que dans notre cerveau on a les cellules, les cônes c'est à peu près 3%, c'est à dire que si on regarde sur un angle comme ça on a 3% de notre angle visuel il est fait avec des cônes rouge, vert, bleu, donc en couleur qui nous donne la base des couleurs et puis le reste c'est des bâtonnets qui nous donnent noir et blanc.

Alors aujourd'hui quand je vous regarde je vois tout en couleur je n'ai pas de graduation, je ne vois pas un endroit où c'est plus en couleur, ou non c'est tout en couleur pareil d'accord ? Donc en fait c'est quand même très étonnant on parlera de la plénitude après surtout quand finalement si vous voyez l'image du bas, c'est ce que logiquement devrait vous transmettre votre cerveau puisqu'il utilisait uniquement ce qu'il reçoit des systèmes sensoriels et en fait c'est plutôt ce qui est en haut que vous voyez, d'accord ?

Donc on voit la capacité qu'a notre cerveau à nous recréer des images en fait, donc il nous recrée tout alors on verra, il crée à la fois il utilise le fait qu'il va interférer dans l'interpolation, c'est à dire qu'il va dire parce que c'est comme ça, machin, c'est lui qui... donc c'est moins un système de montage mais en plus, comme vous faites des saccades dans vos yeux, il va chercher il va voir que c'est telle couleur là-bas, telle couleur il va essayer d'envoyer, ça vous le voyez pas vous avez 2, 3, 5, 4 minimum par seconde, vous le voyez pas ça veut dire qu'en fait, dans une journée pendant une heure, vous êtes aveugle et on le voit pas c'est tout coupé au montage en fait quand on dit coupé au montage on est tout à fait dans ce schéma là ici, on vous recrée une image après il y a l'illusion de la complétude c'est à dire que bon, je sais pas si vous connaissez un peu la petite vidéo qui est en haut à droite cette petite vidéo, on vous dit voilà, vous regardez cette image et vous suivez les gens qui transmettent le ballon alors vous suivez, vous avez le ballon qui arrive et à la fin on vous dit est-ce que vous avez vu un gorille ?

bah non, j'ai pas vu de gorille comment ça j'ai pas vu de gorille ? on vous invite à revoir le film, mais cette fois en essayant de voir un gorille et en fait vous apercevez que vous avez quelqu'un qui est déguisé en gorille qui passe tranquillement à travers la scène et que vous avez absolument pas vu oui, oui, mais bon c'est pour dire que globalement à 90% les gens ne voient pas, c'était ceux qui étaient les moins concentrés sur la tâche qui ont vu le gorille qui pensaient qu'il y avait quelque chose à voir d'autre et qui se sont dit je regarde d'un côté voilà, donc ça c'est important c'est l'illusion de complétude, c'est à dire qu'on a l'impression quand je regarde cette pièce, mon cerveau me dit t'as tout vu, j'ai tout vu, mais en fait j'ai pas tout vu du tout, il y a plein de trucs que j'ai pas vu, mais on a cette illusion et alors ça on pourrait dire, c'est un truc oui ok tu me dis ça, c'est sympa mais comment tu le sais, mais en fait il y a des gens qui font de la neuropsychologie c'est ça qui est intéressant et qui étudient des gens qui ont des problèmes et il y a des gens qui ont un problème d'un certain endroit du cerveau, et bien effectivement ils voient une image et ils ont souvent l'impression qu'ils n'ont pas tout, qu'ils n'ont pas tout vu et donc après les autres illusions alors justement on parlait d'experts alors bien sûr je peux pas, le but c'est pas de faire un truc sur les illusions d'optique mais voilà, j'ai quand même mis celle-là parce que celle-là est tellement énorme, moi aussi j'ai dit attends c'est un truc que j'y crois pas, c'est pas possible et j'ai pris l'image, j'ai fait mon découpage et j'ai vu que c'était ça, c'est incroyable donc là c'est une illusion d'optique donc là c'est parce que notre cerveau il est persuadé qu'enfin, il optimise on s'aperçoit qu'en fait tout ça c'est un problème d'optimisation c'est pour ça aussi qu'on fait le lien un peu avec la simulation c'est-à-dire le truc il optimise il dit bon alors voilà je suis en perspective donc normalement il y a de l'ombre ici donc ici en plus il y a un mix de carrés, donc logiquement celui-là il doit être blanc et on va me faire voir du blanc alors qu'en fait ici effectivement la petite carré là-bas c'est vraiment la couleur de ce truc c'est ça qui est incroyable même en le sachant, on voit bien que c'est câblé parce que même en le sachant on n'arrive pas on dit c'est pas possible et si vous découpez ça vous verrez que c'est la même couleur, alors ils ont quand même rusé dans le sens, c'est ce que j'ai vu après c'est qu'ils ont quand même mis le B, il est quand même en noir et le A est en blanc mais enfin voilà je crois que c'est l'échiquier d'Aldelson et c'est une des perspectives très intéressantes ce qui m'intéresse dans les illusions, puisqu'on parle de notre objectif c'est la partie simulation c'est de dire voilà, on est en train de dire on discrétise le temps dans le cerveau alors qu'est-ce qui se passe, vous connaissez le classique du cinéma, dans le cinéma où si on est à 1,254 secondes, vous avez des fois vous voyez la diligence et on voit la roue qui tourne dans le sens inverse ça marche, c'est à dire que vous avez si la diligence a une vitesse qui va en dessous

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