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Ramesh S. Balsekar (1917-2009) fut un très proche disciple de Nisargadatta (1897-1981) qui lui confia la mission de conserver et diffuser son enseignement. Dans ces Essais sur l’enseignement de Nisargadatta Maharaj, Ramesh S. Balsekar présente nombre de points-clés de l’enseignement de son maître et nous fait pénétrer dans l’intimité de l’un des plus grands sages de l’Inde du siècle dernier.

Nisargadatta recherchait toujours la voie de libération la plus directe, la plus spontanée, qui ne demandait aucun « faire ».

« Maharaj insistait lourdement sur la spontanéité : tout ce qui est spontané est juste, parce que non souillé par la temporalité ou la durée, qui est le fondement de la conceptualisation, et par là, du sentiment de séparation et de l’ego. La compréhension spontanée conduit à l’action spontanée, et donc, à un mode de vie libre, une vie nouménale, où il n’y a pas de pensée, pas de conceptualisation, et donc, pas de sentiment de séparation entre « moi » et « l’autre ». »

Pour Nisargadatta, il n’y a rien à atteindre, ni libération, ni illumination puisque la libération est notre état naturel et que « nous sommes cette illumination ». L’effort n’est pas nécessaire, il constitue même un obstacle et d’ailleurs il n’existe « personne » pour faire un effort.

Le premier essai est consacré à « La grâce du Guru » et étudie la relation entre le Guru et le disciple dans une perspective de non-séparation. Du point de vue du Guru, c’est une relation impersonnelle. Selon Nisargadatta, le Guru, nous dit Ramesh S. Balsekar, « explique progressivement et systématiquement au disciple que l’entité individuelle n’a pas d’autre existence que celle d’une apparition dans la conscience au sein de la manifestation totale, et que la compréhension claire de ce fait est en soi l’illumination ou l’éveil qu’il recherche, parce que cette compréhension démolit la servitude du dualisme créée par la croyance erronée du disciple qu’il est une entité séparée de tous les autres gens et de toute autre manifestation. »

Tout l’enseignement de Nisargadatta vise à la compréhension de la non-séparation, non une compréhension intellectuelle, mais une saisie immédiate de ce qui est. Ramesh S. Balsekar insiste sur l’absence de compromis, de diplomatie, chez Nisargadatta.

Les différentes entrées offertes par le livre : méditation, peur, insatisfaction, présence, perception parfaite, causalité, mort… concourent à une unique approche de la Conscience :

« L’enseignement de Maharaj concernait principalement la Réalité Divine substantielle à la totalité de la manifestation phénoménale, celle sans laquelle aucune manifestation ne serait possible, ne parlons pas de la percevoir et de la connaître. C’est-à-dire la conscience universelle ou, comme les anciens chinois l’appelaient, l’Esprit. Réellement, comme Maharaj le disait, la Conscience est à la fois la manifestation de la manifestation, et sa connaissance. En d’autres termes, la Conscience est tout ce qui est, la manifestation et tout (en elle) est une apparition dans la Conscience. »

Ce livre, dense et riche, intéressera aussi bien les familiers de l’enseignement de Nisargadatta que ceux qui souhaitent approcher pour la première fois la parole « vivante » de ce maître parfaitement singulier.

Source: La lettre du crocodile 

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