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Ce livre est une contribution à l’histoire récente des rites égyptiens féminins. C’est aussi un hommage de réparation à deux figures malmenées de la scène ésotérique, Christiane et Gérard Buisset, Christiane Buisset ayant été, entre autres, l’infatigable animatrice du Cercle Eliphas Lévi.

L’histoire de ces premières loges féminines de rite maçonnique égyptien fait partie de l’histoire de l’émancipation féminine au cours du siècle dernier car les sociétés initiatiques ne furent généralement pas, ne sont pas, à l’avant-garde des luttes d’émancipation ou d’intégration. Elles suivent, bon an mal an, les changements sociétaux.

C’est sur la base de nombreux documents que Nicole Pipard présente la mise en place des premières loges féminines au sein du rite de Memphis-Misraïm et les luttes pour l’indépendance qui en suivirent. C’est en 1964 que les frères de l’Ordre de Memphis-Misraïm commencent ce mouvement d’ouverture aux femmes sous la forme de loges d’adoption. Ce n’est qu’en 1981 qu’une obédience féminine de Memphis-Misraïm, libérée de la tutelle des frères, verra le jour.

En 1965, la loge Hathor est établie, loge d’adoption dont l’action sera rapidement limitée ce qui engendrera des tensions inévitables avec la tutelle masculine. Les préjugés sexistes dominent encore dans l’ordre alors que mai 68 bouleverse les rapports femmes-hommes. S’ajoutent des dissensions personnelles. Dans ce contexte, le combat de ces femmes pour conquérir la place qui leur était due, apparaît admirable et significatif.

Nicole Pipard rend compte chronologiquement de ces développements, avec ses échecs, ses frustrations mais aussi ses victoires. Dans cette histoire, elle prend le temps de présenter Christiane Buisset, son action émancipatrice, son œuvre ésotérique dans le cadre des rites maçonniques égyptiens et du martinisme, et le conflit violent avec Robert Ambelain et quelques-uns de ses collaborateurs, conflit dont Robert Ambelain ne sort pas grandi.

Préfacé par Guy Thieux, cet ouvrage se révèle à la fois au service de l’histoire maçonnique de la seconde partie du XXème siècle et de l’histoire des luttes d’émancipation des femmes, ici des sœurs de l’ordre maçonnique. L’ouvrage est complété d’un texte inédit de Pierre Mariel portant sur les degrés de Perfection.

Source: La lettre du crocodile  

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