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 La Voie Cathare de Bertran de la Farge

Cette somme remarquable aborde non pas l’histoire du catharisme mais sa doctrine et ses pratiques à travers l’analyse poussée des textes cathares ou des écrits de leurs nombreux adversaires.

Le travail d’érudition de l’auteur permet au lecteur de pénétrer de manière thématique dans ce qui fonde le catharisme, religion, éthique, mystique, métaphysique…

Au-delà de la question cathare, il permet aussi d’interroger la nature véritable du christianisme et d’approcher le message des premiers chrétiens dans sa complexité et sa dynamique avant que le dogme romain ne fige cette « Bonne Nouvelle » en règles contraignantes.

Sommaire : Aux sources du Christianisme : Origines, occultations et résurgences du Catharisme – Les livres des Cathares – Dieu – Le Fils – Au commencement : La Création – La science de l’être : Ontologie cathare – La voie de l’Amour – Les vies successives – Spiritualité cathare : Le processus initiatique – Éthique – La Consolation – La prière – Diététique – Convergences, Proximités, Analogies, Sources, Liens : Hermès Trismégiste – Aux sources : Prédestination et rédemption chez les Esséniens – Gnose et gnosticisme – Le Manichéisme – Le Graal – Convergences avec la Cabale – Écritures, symboles et mythes des Cathares : la vision d’Isaïe – La Cène secrète – Le Nouveau Testament.

« Ni hérétiques, ni dissidents », nous dit l’auteur « Les Cathares sont d’abord, tout simplement, ces Chrétiens qui, de tous temps, en tous lieux et en toutes circonstances, se rattachèrent et se rattachent à la pratique simple, dépouillée, fraternelle, solidaire et spirituelle du Christianisme initial, du Nouveau Testament, telle qu’elle a été comprise et appliquée pendant les 325 premières années du Christianisme. (…)

Pour les Cathares, le Christianisme est une étude, une réflexion, une recherche permanentes, exemptes d’anathèmes et de dogmes, exclusivement fondées sur ce qui est connu de l’enseignement du Christ, sans coercition, sans apport de rites et de croyances nouvelles. Entre l’époque des Apôtres et celle du premier Concile de Nicée, on peut dire que l’ensemble des Eglises chrétiennes suivaient cette voie. C’est pour cela que les Cathares ont pu dire que, contrairement à l’Eglise de Rome – surnommée alors « la grande église »

- née d’une histoire « arrangée », et de nouveautés érigées en dogmes, ils maintenaient, eux, l’Eglise du Christ, l’Eglise de toujours. »