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Sommaire : Question de vie ou de mort : étudier l’Ecriture de C. Rosereau – Poésie courtoise et fin amor de C. de Laveleye – Marie-Madeleine et la Tradition de C. Vangallebaert – Fille de ton Fils par A. Charpentier – La demeure du Pôle et le sceau du Soleil par A.A. – La doctrine des Pères de la tradition (6) d’après Emmanuel d’Hooghvorst – L’éternel retour de J.-M. d’Ansembourg – etc.

Cette revue d’hermétisme, qu’il convient de soutenir, est toujours du plus haut intérêt. Ainsi A.A. aborde la question de la fonction polaire et de la fonction solaire, conjointes chez Hermès-Idrîs,

à travers les correspondances numériques. C. Vangallebaert nous offre un article très synthétique et pertinent sur Marie-Madeleine, sa ou ses fonction, et insiste sur la probabilité du mariage de Jésus.
C. de Laveleye nous introduit longuement au fin amor, histoire, tradition, sens initiatique :
« Le signe de l’amour, c’est l’aurore qui se lève dans le cœur de l’Ami. C’est le parfum de la rose. C’est la naissance du soleil nouveau-né. C’est aussi le père Noël apportant l’enfant Jésus dans la crèche. C’est la germination suivie de la moisson, moisson qui s’effectue dans le rire et dans la joie. »
Un auteur anonyme aborde la question, si importante du Commencement du commencement :
« Les alchymistes ne parlent pas souvent du commencement de l’œuvre. c’est la partie la plus secrète du travail de l’artiste. « Le commencement des commencements, le mystère des mystères, le voile protecteur de l’éternité » dit Le Message Retrouvé (III, 47’). Il y a même un « Seigneur d’avant les commencements » : « Le Seigneur d’avant les commencements demeure caché dans le sein de la grande mer, mais la grande mer le manifeste visiblement afin que toute la création paraisse dans la lumière de l’Unique. » (MR, XXIX, 12). Avant le commencement, il y a déjà un travail à accomplir : « Sépare ce qui est uni, et les ténèbres te feront voir le commencement de l’œuvre. Conjoins ce qui est séparé, et la lumière te mènera à la fin de l’ouvrage divin qui est le soleil glorieux. » (MR, XIX, 19’).
Il y a donc un mystérieux commencement du commencement. quand les sages en parlent, c’est toujours à mots couverts, de façon particulièrement voilée, car derrière ce voile se cache le mystère de l’éternité. Ils n’hésitent pas à bousculer nos esprits rationnels et chronologiques, mais nous donnent des pistes… »
Nous avons également noté un extrait du travail remarquable d’Emmanuel d’Hooghvorst consacré aux Pères de la tradition, à propos de Saint Jérôme, ce saint si particulier qui joue un rôle essentiel dans l’hermétisme portugais.
Il cite d’abord Saint-Jérôme à propos du Seigneur Sabaoth :
« Quant au mot Seigneur lui-même, c’est en cet endroit le nom en quatre lettres qui est proprement employé pour exprimer « Dieu » : yod, hé, yod, hé, c’est-à-dire deux fois IA ; ce redoublement compose le nom de Dieu, ineffable et glorieux.
Toute la terre est pleine de sa gloire. Cela encore, les Séraphins le disent de l’avènement du Seigneur Sauveur, comment sa prédication se propage sur toute la terre, comment les accents des Apôtres pénètrent jusqu’aux limites du monde. »
Puis il ajoute :
« Selon Saint-Jérôme, le Seigneur Sabaoth est donc le Christ. Quand le Christ parle, c’est IHVH qui parle. Quand le Christ fait un miracle, c’est IHVH qui fait un miracle. Ils ne sont pas séparés l’un de l’autre. Dans la traduction latine du Nouveau Testament, Jésus est appelé Dominus de même que IHVH est appelé Dominus dans la traduction latine de l’Ancien Testament. (…)
Qui est ce roi de gloire revêtu de chair ? C’est à la fois le Christ et le Tétragramme. IHVH n’est pas le Christ sur terre, mais dans le Christ sur terre est caché IHVH. Et dans le Christ après sa résurrection, IHVH est manifesté. C’est pourquoi il est de gloire et il est divin. »

 

 

Editeur responsable : Clément Rosereau
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