Protée, de la confusion à la transparence 4/5
A la suite du célèbre Victor Hugo (natif « poissons ascendant scorpion » et parfait exemple du protéen) qui affirmait : « la forme, c’est le fond qui remonte à la surface » ; Luc Bigé nous invite ici à descendre dans les profondeurs du mythe de Protée. Identifier ses abysses et pathologies (autisme et hystérie) puis, une fois le remède trouvé, remonter vers les eaux plus transparentes de la surface.
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Une lente remontée qui tentera de démêler le fond de la forme (proté-iforme ?), l’essence de la substance et où le neptunien devra relever ce qui s’apparente à un formidable défi pour lui : ouvrir son Saturne « l’urne de Sat - Satori » (« Satori » signifie tout-à-fois éveil, compréhension et réalisation spirituelle).
Un défi périlleux au cours duquel, sainteté et folie demeureront tapis en embuscade...
Quatrième volet volet de notre série consacrée au mythe de Protée, Luc Bigé livre ici aux protéens (mais pas qu’à eux !) trois clés en vue de parvenir à réaliser ce mythe et l’incarner.
Un travail de conversion quasi-alchimique qui consistera à polariser les tendances involutives du mythe en forces évolutives : « passer de la confusion à la transparence » nous dit-il.


Un chemin au cours duquel le protéen devra comprendre que ce qui est inné pour lui, son empathie, ne l’est pas dans une même (dé)mesure pour les autres.
Il apprendra ainsi à exprimer à l'extérieur de lui ce don et faire sienne cette maxime : « communion n’est pas communication »….
Extrait de la vidéo
Alors, passage d'un protéin évolutif à un protéin évolutif. La première clé, je l'ai évoquée hier, c'est Saturne. Regardez où est Saturne dans le texte. Pourquoi ?
Parce que le protéin a besoin de s'incarner. S'incarner, ça veut dire quoi ? Ça veut dire se fixer un objectif. Se fixer un objectif, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire rentrer dans l'entonnoir et limiter ses possibilités. Le protéin, c'est celui qui vous dira, moi, je peux tout faire, ce n'est pas un problème. Donc, s'il se fixe un objectif, si la vie le terrasse pour qu'il se fixe un objectif, il va réaliser deux choses, soit cet objectif lui correspond, soit cet objectif ne lui correspond pas. Si cet objectif lui correspond, c'est en l'approfondissant qu'il va retrouver la totalité du réel, la totalité de ses rêves et de ses inspirations, en approfondissant toutes les facettes de cette œuvre-là.
Et si ça ne lui correspond pas, il va au moins savoir ce qu'il n'est pas et donc commencer à dégager un sens des valeurs. Donc il va ensuite changer de forme, trouver autre chose, et agissant ainsi, il va progressivement dégager plus de fond. C'est-à-dire la forme lui permet de dégager du fond. On a cette très belle citation de Victor Hugo, qui était protéin, il était poisson ensemble en scorpion, qui disait la chose suivante, la forme c'est le fond qui remonte à la surface.
J'invite les protéins à s'approprier cette citation. Par la forme, c'est-à-dire par l'œuvre, par l'action, par l'entreprise, etc., ils vont en permanence pouvoir faire remonter plus de fond, plutôt que de nager entre deux. Une autre clé pour faire ce passage d'un protéin évolutif à un protéin évolutif, c'est la contextualisation. La contextualisation c'est quoi ?
C'est quand vous dites quelque chose, sentir ce que ça vous fait dans le corps. Parce qu'évidemment le protéin a du mal avec la sensualité. Il rêve de fusion avec l'autre, mais le corps est tellement délaissé qu'il ne va pas fonctionner. Donc à quoi je fais ce que je dis ?
Qu'est-ce que ça me fait dans mon corps quand je parle ? Et également apprendre à dire « je ». Alors on dit souvent « soyez impersonnel, ne disez pas « je », etc. Ça c'est pas vrai pour un protéin, c'est tellement facile de dire « on » ou « nous » pour lui.
Parce que le fait de dire « je » ou de signer ses œuvres est une manière pour lui de s'incarner. Le condensier de la nébuleuse. Donc pour le protéin, dire « je » n'est pas un signe. Vous vous souvenez, le poisson est en trigone au cancer.
Donc le cancer qui dit « je » va l'aider à s'accomplir. Mais essayez-vous, si vous êtes protéin, de ne pas confondre impersonnalité et impersonnalité. Impersonnalité, c'est celui qui n'a pas de personne qui ne sait pas qui il est. Et impersonnalité, c'est celui qui, à travers lui, transmet des idées, des œuvres, des manières d'être qui sont de l'ordre de l'universel.
Le protéin devrait construire le « je », reconnaître la valeur du « je », de l'ego, du « moi », de cette fameuse cristallisation de conscience dont parlait Jung. Parce qu'il doit comprendre que ce « je » est la lentille qui permet de focaliser l'universel et de le rendre lumineux. Il n'y a rien d'égo-centrique dans le « je ». Autant un narcisse est enfermé dans le personnel, autant un protéin est enfermé dans l'impersonnel.
Et il se rend compte que c'est de la spiritualité. Mais elle n'est pas incarnée, elle n'est pas focalisée à travers la lentille d'un « moi » qui la rend lumineuse. Donc deux ou trois clés pour incarner proté. La recontextualisation, c'est-à-dire quand ils disent quelque chose, savoir pourquoi ils le disent.
La sensualité, le retour à l'hédonisme du corps et trouver son œuvre. Donc manger et dormir sainement est une bonne activité protéine. Enfin, qui fait du bien à proté. Deux pathologies liées au mythe.
L'autisme, que j'évoquais hier. Alors l'autisme c'est quoi ? Vous savez, l'autiste rentre dans le silence. Et en fait, l'autisme c'est quoi ?
C'est cette capacité qu'a la personne de s'extraire du karma du monde. Donc de sortir de l'agitation du monde extérieur. Vu du monde extérieur, il va rentrer dans le silence. Mais vu de son monde à lui, il va sortir de ce monde pour rentrer dans ses profondeurs.
Et se reconnecter à une source de vie. Qu'il va ensuite pouvoir évidemment réexprimer dans le monde. Donc l'autisme c'est ce passage de fermeture du monde extérieur pour s'ouvrir à l'infini du monde intérieur. Voyez l'ambivalence du terme autisme du reste.