1 1 1 1 1 1 1 1 1 1

Osho irrite parfois et c'est très bien ainsi car ce maître des impertinences pertinentes emprunte le trajet le plus court, transperce les formes et les conventions fussent-elles traditionnelles, dire l'essentiel. Ici, la méditation, mort de l'ego, mort de la personne.

Les entretiens rassemblés dans ce volume datent de 1976, le propos de Osho est cependant sans temps. Il invite le lecteur à s'affranchir du temps, soit des dogmes, des croyances, des philosophies, des théologies, des traditions, des concepts pour dissoudre l'ego, véritable cancer au développement anarchique.
Le lecteur en quête trouvera dans les paroles d'Osho un écho de ses propres sensations et perceptions, pour peu qu'il se soit débarrassé de quelques conditionnements et laissé l'être apparaître derrière le masque du moi. Ce livre est d'abord un livre d'expérience. Voici trois citations significatives de l'approche directe de Osho :
"C'est pourquoi je vous dis de vous engager profondément dans l'amour. Alors vous toucherez à nouveau à son essence. Et à ce moment-là, c'est la prière qui s'éveillera. Cela arrive spontanément. Dans le sexe, vous êtes surtout concerné par le corps ; dans l'amour vous êtes surtout concerné par le psychisme ; soudain, dans la prière, vous êtes concerné par l'âme. Voilà les trois possibilités cachées dans la graine du sexe. Lorsque le sexe disparaît dans l'amour et que l'amour disparaît dans la prière, le célibat est spontané. Le terme que l'on utilise en Inde est très beau. Il s'agit de brahmacharya, littéralement, " vivre comme un dieu ". Toute l'énergie n'est que prière, grâce, gratitude, bénédiction. On devient absolument divin.
Mais je ne dis pas que le sexe n'est pas divin. C'est la graine. L'amour, c'est l'arbre, la prière en est la floraison."
"Quand vous méditez, vous sentez que la mort rôde alentour. Dans l'amour, dans l'orgasme, dans une expérience esthétique, dans la musique, le chant, la poésie, la danse ú quand soudainement vous perdez votre ego, la mort est là. Laissez-moi vous dire une chose : vous avez peur de la vie parce que vous avez peur de la mort. Et je voudrais vous enseigner à mourir pour perdre toute peur de la mort. Alors, vous deviendrez capable de vivre."
"N'essayez pas d'emprunter. Dans le monde intérieur, on ne peut rien emprunter. Et n'essayez pas de devenir simplement savant. Trouvez une clarté, trouvez une vision où votre mental ne sera traversé par aucune pensée. C'est ce qu'il y a de plus difficile au monde, le plus grand défi. Les autres défis sont très modestes. C'est la plus grande aventure dans laquelle vous puissiez vous engager, et les courageux acceptent ce défi.
Le plus grand défi, c'est de trouver le moyen d'arrêter le mental, car Dieu ne peut être que lorsque le mental s'arrête. L'inconnu ne peut être que lorsque le connu disparaît. C'est seulement quand il n'y a plus de mental, plus de vous, que ce que vous avez recherché depuis toujours est là tout à coup. Dieu est quand vous n'êtes pas. C'est ce qu'il y a de plus difficile à faire."
A méditer.