Sourcellerie et magnétiseurs
Comment parvient-on à trouver des sources souterraines à l’aide de simples baguettes de cuivre ?
Comment expliquer la guérison de certaines maladies à l’aide d’une simple imposition des mains ?
Est-ce un don… ou tout simplement grâce à la présence de cristaux de magnétite dans notre corps ?
La réponse est peut-être de nature plus subtile comme nous l’expliquent ici Bernard Blancan, sourcier et auteur d’un livre sur la guérison, et Vincent Navizet, sourcier et magnétiseur professionnel.
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Tous deux soulignent dans un premier temps l’importance de cultiver le lâcher-prise, d’entretenir une certaine forme de nonchalance, comme prérequis, afin de favoriser l’émergence d’une influence de la pensée sur la matière (parapsychologique, psychokinèse).
Dans un second temps, et à un niveau plus global, l’énergéticien se doit aussi "d’entretenir son regard", c’est-à-dire d’acquérir une vision particulière de l’univers afin d’être capable de se relier à l’énergie cosmique.
Ils insistent également sur l’aspect psychosomatique de la plupart des maladies en affirmant que les magnétiseurs aident surtout les gens à se guérir eux-mêmes : le corps humain dispose parfois, déjà, de son remède à l’intérieur de lui-même, et il n’est pas forcément nécessaire de se gaver de médicament.
Posture défendue trop systématiquement
De nombreux médecins français qui n’ont comme seule réponse thérapeutique le "tout chimique"…


Bien que la science officielle dénie la réalité des phénomènes de guérisons et dénonce les charlatans qui certes gangrènent ce milieu, Bernard Blancan et Vincent Navizet nous livrent ici un témoignage sincère sur leur vie de praticiens, sur l’efficacité de leurs méthodes, et sur cette "porte qui s’ouvre sur l’invisible".
Une porte qui demeure encore relativement cadenassée en France (héritage cartésien ?) mais fort heureusement les mentalités évoluent, en dépit de nos "élites jacobines", à l’instar de nombreux pays européens qui de plus en plus reconnaissent ces pratiques…
Extrait de la vidéo
Bonjour, bienvenue sur le plateau de Baglis TV où nous allons parler de sourcellerie et de magnétisme. Alors Bernard Blanquant, vous êtes originaire du Sud-Ouest où vous étiez instituteur. Vous avez décidé de vous consacrer à la comédie assez tardivement, à 30 ans, mais avec succès, puisque vous avez obtenu en 2006 un prix d'interprétation à Cannes pour votre rôle dans Indigène, un film de Rachid Boucharab.
Et cette année-là, en 2006, vous découvrez votre père biologique pour la première fois et vous découvrez qu'il est sourcier. Donc vous commencez à enquêter sur la sourcellerie, sur le magnétisme, vous découvrez vous-même des compétences en la matière. Vous faites un film, un documentaire de 52 minutes, Retour aux sources, qui recevra d'ailleurs le lutin du court métrage qui consacre le meilleur film documentaire en Et vous avez depuis publié deux livres, éditions et rôles, Secrets de sourcier et Si j'étais guérisseur.
C'est complet. Vincent Lavizé, bonjour. Bonjour. Donc vous, vous avez mené une carrière professionnelle dans le marketing, tout d'abord, et puis en quête de sens, vous formez à la radiastésie.
Vous découvrez que vous avez des capacités de magnétiseur, vous vous essayez aux soins énergétiques. Et en 2011, vous prenez la décision de réorienter votre vie, de vous consacrer pleinement à ces disciplines. Et vous avez d'ailleurs un cabinet porte de Charenton sur ces questions-là. Alors une question tout d'abord à tous les deux.
Qu'est-ce qu'un sourcier ? Donc Bernard, peut-être. Vincent aussi a été sourcier. Je peux raconter comment ça s'est passé la première fois, quand j'ai rencontré mon père biologique, il me donne des baguettes en L, en cuivre sans doute, peut-être des baguettes à souder, on fait ça avec des baguettes à souder, il met ça dans les mains, il me dit, ben marche.
Et puis à un moment, les baguettes se croisent. Je recule, elles se remettent en R, puis je reavance, elles se croisent à nouveau. Donc là, c'est le signal sourcier typique avec des baguettes parallèles, ou quand on a une baguette en fourche, la baguette va se mettre à se lever ou à se baisser, selon les personnes. Donc il y a une réaction physique sur des objets qui semble nous échapper totalement.
C'est-à-dire qu'on a beau essayer de résister à ce mouvement des baguettes, rien n'y fait, il se produit. Et en fait, la première fois que vous avez vu ces baguettes dans les mains, ça s'est produit ? La première fois, quand ça se produit, moi qui n'avais jamais vécu quoi que ce soit d'extraordinaire dans ma vie, s'il avait vécu quelque chose, mais là d'un seul coup, par rapport à l'invisible en tout cas, avoir la sensation comme ça qu'il y a deux objets tenus par moi qui se mettent à bouger, non pas contre ma volonté, mais sans ma volonté, c'est très troublant.
C'était comme une porte qui s'ouvrait sur l'invisible. Quelles sont ces perceptions qui font qu'il va y avoir une réaction physique sur un outil que je tiens en main ? Après, on va pouvoir vous expliquer. Mais ça veut dire qu'avant de passer la parole à Vincent, votre père, vous découvrez qu'il a ce don naturellement, et vous l'avez aussi, donc il y a une filiation finalement, il y a une dynastie de sourcils.
Alors lui, je pense, c'était dans la croyance populaire qui consiste à penser que ces choses-là sont des dons qui se transmettent de père en fils ou à l'intérieur des familles, ou alors les guérisseurs parlent aussi dans la fratrie, la septième personne de la fratrie qui va avoir le don, enfin il y a toujours tout un tas de croyances qui vont dans ce sens-là, comme s'il fallait vraiment restreindre ce don un petit peu magique à certaines personnes et qu'il ne fallait surtout pas l'étaler.
Moi, je suis dans une vision aujourd'hui qui est différente. Mais pour lui, en tout cas, comme il n'était pas persuadé qu'il était mon père en vérité, le fait de me passer des baguettes, pour lui, c'était une espèce de test ADN. Il s'est dit, ok, sourcier, si je suis son père, si c'est mon fils, ça va marcher. Il se trouve que ça a marché, mais il se trouve que depuis on a fait un test ADN quand même qui a confirmé.
Pour moi, c'était pas sérieux. Donc, après, on va vous expliquer ce qu'il en est de ce mouvement un peu magique des baguettes. D'accord. Alors, Vincent, vous, comment est-ce que vous découvrez la sourcièlerie ?
Puisque passer du marketing à la sourcièlerie, tout de même, il y a un pas important. Oui, en fait, pour moi, c'est un peu une révélation. C'est-à-dire que je retrouve un pendule chez mes parents. Mes parents avaient pris des cours de radiesthésie longtemps auparavant et au fond d'un tiroir traînait ce pendule, donc ce petit bout de laiton avec une petite chaîne.
Et en fait, j'ai décidé comme vraiment, j'ai vraiment une intention profonde de me mettre à la radiesthésie. Donc, je prends des cours sur Paris et puis très rapidement, je vais surfer un peu sur Internet. Je regarde un peu ce qui se passe autour de la radiesthésie et je tombe sur un forum de sourciers. D'ailleurs, par la suite, j'ai rencontré Bernard et puis j'ai commencé, je me dis bon, c'est vraiment intéressant et puis il faut trouver de l'eau.
C'est magique. Quelque part, on se promène sur un terrain, on est capable de trouver de l'eau. C'est assez fabuleux. Après, on se rend compte qu'on étudie un peu le phénomène, mais au départ, ce qui m'intéressait, c'était vraiment ce côté-là, vraiment avoir les pieds sur terre et puis être capable de faire des choses un peu extraordinaires.
On se rêve toujours un peu super héros à un moment donné et puis après, on se rend compte que tout le monde peut le faire. Mais alors vous, comme Bernard, vous prenez ce pendule avec un bout de laiton et tout de suite, ça marche. Vous sentez l'eau. En fait, on s'entraîne.
Alors, on s'entraîne en radiesthésie simplement avec, en faisant tour en air, droite à gauche, voilà, en étudiant. Et puis un jour, tout simplement, comment ça s'est passé, c'est que mon père avait besoin que je retrouve un tuyau d'eau enterré il y a 50 ans dans un champ, passer une source qui avait été captée, qui était enfermée dans le tuyau et il ne savait plus exactement. Le terrain était assez long.
Il ne savait plus exactement où passait le tuyau. Et donc, moi, j'y suis allé avec mes baguettes. Puis à un moment donné, les baguettes se sont croisées au-dessus du tuyau, au-dessus du supposé tuyau. J'ai commencé à creuser.
J'avais prédit à peu près 50 centimètres de profondeur et puis j'ai commencé à creuser, à creuser, à creuser. Et puis arrivé à 50 centimètres, rien ! Et là, mon père me dit « tu t'es planté mon fils, ce n'est pas bon, voilà, tu n'es pas bon ». Mon frère arrive et me dit « tu t'es planté, tu n'es pas bon ».
Et puis, la petite voix à l'intérieur, la petite voix qu'il faut écouter tout le temps, me dit « continue ». Et là, j'ai mis 4-5 coups de pioche supplémentaires et le tuyau était là ! Et alors là, c'est fabuleux. On se dit qu'on est capable de trouver un tuyau, on n'a aucune notion, aucune idée, rien du tout.
Qu'est-ce qui fait que moi, je suis capable avec un petit bout de métal ou alors des baguettes en métal ou en plastique, de trouver un tuyau enterré à 60 centimètres de profondeur dans un champ ? Alors après, il y a pas mal d'explications, pas mal de théories autour de ça pour comprendre ce phénomène. On a une théorie, nous, il restera toujours de la théorie. Alors justement, je vais repasser la parole à Bernard.
Comment ça marche alors, la sourcière magnétique ? Vous comptez pas sur moi pour vous donner la réponse parce que j'en sais rien, comment ça marche. Je sais simplement comment ça marche pas. Il y a eu une période comme ça où, je sais plus quoi, dans les 50 je crois, Yves Rocard, le père de Michel Rocard, 60, qui était physicien, il a failli avoir un prix de Nobel et manque de pot, il lui a pris l'idée de faire une étude sur le signal sourcier.
Ça n'a pas plu du tout à la communauté scientifique, donc il a pas eu son prix de Mais donc il y a quand même ces études scientifiques qui ont été faites avec un regard de physicien. Lui était quand même dans une forme de croyance scientifique qui consiste à penser qu'on est sensible aux variations de champs magnétiques terrestres parce que nous avons dans le corps