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Félix-Raphaël-Antoine Rougier (1877-1927) fut un brillant juriste et finit sa carrière comme Doyen de la Faculté de droit de Lausanne. Passionné très jeune par l’ésotérisme, il ne cessa de donner une dimension spirituelle à la question, du droit, de la loi et de la justice.

Il fut l’un des fondateurs et animateurs de la Bibliothèque Idéaliste Lyonnaise fondée en 1901, très active jusqu’au premier conflit mondial. Il rencontra Marc Haven dont il fut proche jusqu’au décès de celui-ci. Avec Marc Haven et Papus, il participa à la création de la revue La Renaissance Universelle et collabora à de nombreuses publications occultistes et spiritualistes sous pseudonyme. La B.I.L. exerça une influence certaine sur le milieu ésotérique et spiritualiste lyonnais et au-delà.

Antoine Rougier rédigea La Voix de la Sagesse à 32 ans. L’ouvrage fut publié en 1909 par la B.I.L. sous anonymat. C’est un recueil de paroles de sagesse issues de sources très variées, démonstration de la grande culture traditionnelle de l’auteur, classique et contemporaine, et d’une ouverture d’esprit peu commune pour l’époque. L’avant-propos débute par ces mots : « Sois attentif aux paroles de vérité, sans t’inquiéter de savoir quelles lèvres les ont proférées. ». Quelques paroles de Maître Philippe de Lyon apparaissent dans ce livre, peut-être pour la première fois.

« Tu trouveras dans ce livre, écrit Antoine Rougier, la pensée des plus sages parmi tes semblables, mais le nom de ces sages, tu ne le trouveras pas. Qu’importent l’époque à laquelle ils ont vécu et la race qui leur donna le jour ? Tous se nomment pareillement enfants de la Lumière. Ils n’ont été qu’un écho de la voix qui parle dans le cœur de chaque homme, et que tu ne sais pas encore écouter. »

La démarche est particulièrement intéressante. En invitant à ne pas se soucier des auteurs, il oriente le lecteur vers l’approfondissement, la méditation, la mise en œuvre de ces perles de sagesse. 

L’ouvrage est organisé selon trois cycles, peut-être pour respecter cette citation du troisième cycle :

« Il y a trois degrés différents dans l’ouverture de notre sens spirituel ou sensorium. Le premier degré ne va que jusqu’au bien moral, et le monde transcendantal agit en nous par des mouvements intérieurs qu’on appelle inspirations. Le second degré, qui est plus élevé, ouvre notre sensorium pour recevoir le spirituel et l’intellectuel, et le monde métaphysique agit en nous par des illuminations intérieures. Le troisième degré, qui est le plus élevé et aussi le plus rare, ouvre tout l’intérieur. Il ouvre la croûte qui ferme notre œil et notre oreille spirituels et nous donne une vision entière dans le règne des esprits, et l’objectivité des objets métaphysiques et transcendantaux, ce qui explique tout naturellement toutes les visions. »

Ce petit livre témoigne de la permanence de la démarche initiatique, libre par essence et indépendante des contextes et des formes.

Source: La lettre du crocodile 

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