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Le Tarot est étudié par Kinthia Appavou comme chemin de réintégration de l’Unité depuis la dualité dans laquelle nous nous trouvons, séparés de notre véritable nature originelle.

Le grand intérêt de ce travail est d’envisager le Tarot comme porteur de quatre voies associées aux quatre familles des arcanes mineurs : la Coupe avec la Voie christique, l’Epée avec la Voie chevaleresque, les Deniers avec la Voie hermétique et le Bâton avec la Voie kabbalistique :

« Les arcanes mineurs, comme les arcanes majeurs, remarque Kinthia Appavou, ont conservé dans les noms des suites des résonances appartenant au monde médiéval imprégné des valeurs de la Chevalerie : le denier n’est-il pas la monnaie d’échange utilisée à cette époque, la coupe ne réfère-t-elle pas à une quête mythique, celle du Graal, l’épée n’est-elle pas l’arme du Chevalier et le bâton celui du commerçant, du pèlerin, du paysan ?

C’est justement l’Unité sous-jacente à ces quatre grandes Filières au-delà de leur coloration respective, qui nous a permis d’établir les corrélations qui existent entre elles. »

Après avoir présentée ces quatre voies, indiqué l’à-propos du rapport aux Nombres et envisagé les figures, Valet, Cavalier, Reine, Roi, somme stades d’initiation, les arcanes majeurs sont présentés comme clés de la compréhension du chemin initiatique proposé. En passant, Kinthia Appavou nous rappelle l’importance de la Marelle, véhicule d’une tradition interne.

Le choix d’étudier les arcanes mineurs par les Nombres de I à X, à travers les quatre voies identifiées, et le recours justifié à l’hébreu, ouvre des perspectives particulièrement riches et conduit à la manifestation d’une voie intérieure à travers les quatre figures associées pour chacune à un atout-maître : le Pendu (XII) pour les Valets et le Retournement, l’Arcane sans nom (XIII) pour les Cavaliers et la Transformation, la Tempérance (XIIII) pour les Reines et le Fils, le Diable (XV) pour les Rois et l’Alliance. Se dessine alors une structure, traversée par la question du Double, qui annonce la réalisation à travers les autres arcanes majeurs.

Kinthia Appavou n’abuse pas des références traditionnelles mais au contraire en fait un choix judicieux qui à chaque fois ouvre des possibilités de signe ou de sens. Sur un sujet courant mais particulièrement difficile à traiter, elle réussit à mêler tradition et originalité. L’ouvrage bénéficie qui plus est d’une belle présentation au format allongé favorisant une étude agréable.

Source: La lettre du crocodile 

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