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L’ouvrage remarquable de François Guillaume Saint Paul intéressera tous ceux qui envisagent la chevalerie comme voie initiatique. Le sous-titre de l’ouvrage, « La mystique de l’Amour », évoque une Chevalerie Primordiale qui, bien que masquée par les chevaleries sociétales, demeure, soit, nous dit l’auteur, comme « potentialité », soit de manière plus ou moins visible, plus ou moins partielle, au sein d’ordres ou fraternités chevaleresques.

L’approche est résolument paraclétique et engage le lecteur sur les traces, à la fois historiques et spirituelles, laissées par cette Chevalerie Primordiale qui se joue des temps et des espaces.

Partant de la nature angélique de la Chevalerie Primordiale et puisant dans les Saintes Ecritures comme dans la symbolique, François Guillaume Saint Paul, éclaire le chemin que doit emprunter tout chercheur soucieux de rejoindre « le cœur de la chevalerie ».

Un chapitre important est consacré à « La rose croix d’Awarayr », héritière des chevaleries byzantines et arméniennes, et véhicule d’une voie qui fait référence.

Bien entendu, il aborde également la chevalerie de Terre Sainte et le passage des fraternités chevaleresques « religieuses et hospitalières » aux ordres chevaleresques « religieux-militaires » :

« Le fait essentiel qui aboutissait à cette mutation, fut, à terme, la dévolution du gouvernement de l’Ordre, à une autorité royale, voire civile et dans tous les cas, à une autorité qui n’émanait nullement d’un ordre monastique. Le processus d’évolution consistant à la "laïcisation" de l’ordre qu’on dénommera désormais "Ordre de Chevalerie", achèvera cette évolution et donnera la définition moderne "d’ordre de chevalerie". »

La partie la plus intéressante de l’ouvrage traite du processus initiatique propre à la chevalerie depuis « la voie du blasonnement », passant par « la voie graalique » pour rejoindre « la voie paraclétique ».

« La chevalerie paraclétique est l’axe central de "l’authentique chevalerie". La voie du blasonnement a ouvert le cœur du chevalier quant à la recherche au fond de lui, de sa chevalerie, c’est-à-dire de la structure ontologique de son être, ce que d’aucuns qualifieront comme étant un "appel" ou encore sa "vocation ".

Ce temps d’inspection, de mise en ordre de sa demeure intérieure est un noviciat en vue d’initier le chevalier à son entrée dans une chevalerie toute intérieure. Celle-ci s’exprime dans la grande tradition Graalique, ayant comme perspective de découvrir "l’enchantement de la Pentecôte", dans un vécu qui appelle à "l’inhabitation" de Dieu en l’homme.

Pour le chevalier qui recherche l’accomplissement (et non l’aboutissement) de sa quête, il lui faut encore découvrir les conditions et la manière de "vivre sa participation à l’œuvre divine". Pour cela, lui est offerte la caractéristique particulière de la mystique chevaleresque : "La mystique de l’Amour". »

Le propos, qui se fait souvent parole inspirée, de François Guillaume de Saint Paul ne devrait pas être ignoré de tous ceux qui se pensent ou se veulent chevaliers. La profondeur, l’exigence, la simplicité également, sont au rendez-vous pour restaurer la pleine nature de l’engagement chevaleresque chez qui demeure attentif.

Source: La lettre du crocodile 

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