Le Miroir d’Isis n°23

Au sommaire de ce beau numéro, nous retrouvons tout d’abord Serge Lebbal dans un article qui lui est consacré par Eléonore d’Hooghvorst. Cet article, intitulé Serge l’Algérien, libraire du Roy Soleil, complète heureusement l’ouvrage publié récemment Correspondances de Louis Cattiaux avec James Chauvet, Gaston Chaissac et Serge Lebbal, Editions du Miroir d’Isis. Elle nous décrit ce fils spirituel de Louis Cattiaux, « coiffé » pour les choses spirituelles, « homme de foi et de prière.

« Ce petit algérien, conclut-elle, était un grand homme. »

Il est question dans cette livraison d’être rassasié. Avec Claude Froidebise pour qui S’endormir rassasié de nos jours implique de se tourner résolument vers les richesses de l’autre monde. Avec J’ai faim… Qu’est-ce qu’on mange ? de Claude Rosereau, un article passionnant consacré au Hué :

« L’Hué subtil, accroché, devient aliment sensible, sève nourricière et salvatrice. « Rosée du Sage, révélée sève, l’éduque. Si Hué se fait sensible, c’est l’âme parue en dire d’or mûri » (Aphorisme 59, Emmanuel d’Hooghvorst). « En sagesse d’Hué se cuit ce corps de l’or. » (Aphorisme 87) (…)

Cet aliment fortifiant semble avoir mille noms, « âme du monde », « hué », « mercure », « viande de l’air », etc. Il faudrait donc se nourrir de cette force ou aliment pur, qui s’appelle aussi fluide ou influx divin. Fabre du Bosquet l’enseigne : de quoi Silène est-il rempli, nourri et abreuvé, de quoi est-il « ivre » : de l’influx céleste, du « fluide spirituel vineux dont la nature l’a libéralement rempli » (Concordance mytho-physico-cabalo-hermétique, éd. Le Mercure Dauphinois, p.61). L’auteur poursuit : « L’air d’en bas et celui d’en haut sont purifiés et réunis par l’artiste et réduits en quintescence, ils forment cet Arcane céleste désigné par la fontaine de jouvence qui opère le rajeunissement de tous les mixtes naturels. (Cette médecine) : celui qui la trouvera augmentera les forces du corps et les grâces du visage. Elle donner au front une couronne brillante, son fruit et son usage préservera le sage de toute maladie et multipliera ses beaux jours et les années de sa vie… » » Claude Rosereau nous conduit aux propos de table et à l’Eucharistie, à la communion et à la sainte manducation :

« J’ai faim… Qu’est-ce qu’on mange ? On devient ce que l’on mange, comme on l’a vu. LUI en MOI, MOI en LUI… sainte naissance de LUI en MOI, de MOI en LUI, sainte nativité, subtile et ineffable repas… » Egalement au sommaire : La création du monde de Hans van Kasteel – L’allégorie de Merlin de Caroline Thuysbaert – Les exploits de Serah du Comte de Nourys – Nés d’une Vierge par Claude Van Gallebaert – Agrippa et la philosophie occulte du Père Sanchez Ferre – Les radiances néoplatoniciennes de Mohammed Taleb – La Vérité selon Hermès Trismégiste de Stobée – De l’Alef au Tav de Juli Peradejordi, etc.

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