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Mort et vie future selon quelques religions

Didier Rabosée se propose par ce livre de « présenter l’éventail des réponses que le genre humain a apportées à la question de la vie post-mortem : anéantissement, immortalité de l’âme dans l’au-delà, dissolution dans le Grand Tout, réincarnation, résurrection de la chair, vie éternelle ici-bas. ».

L’ouvrage commence par quelques incursions rapides dans les traditions d’Afrique noire et les traditions amérindiennes avant d’approcher le Livre des mors des Anciens Egyptiens : la momification, le périple dans l’au-delà et l’identification à Dieu, le jugement et la confession négative, les Champs d’Ialou et la fusion dans le soleil. En passant, il rappelle, avec Louis Cattiaux l’importance de la magie du nom, connue depuis la préhistoire et toujours actuelle à travers la pratique du « saint nom du Seigneur ».

La Grèce antique n’a pas laissé de livres des morts et présente une multiplicité de traditions et de croyances. L’auteur s’attarde sur la conception platonicienne, à mi-chemin entre orphisme et christianisme à venir. Didier Rabosée nous rappelle que l’idée de réincarnation (le terme lui-même n’apparaissant dans la langue française qu’au 19e siècle) était déjà présente en Grèce six siècles avant notre ère.

La diversité grecque se retrouve dans le monde romain sous la forme d’un foisonnement parfois confus. Les divinités grecques furent intégrées aux panthéons romains en même temps que les métaphysiques.

Didier Rabosée évoque également le mythe babylonien de Gilgamesh et le Zarathoustra perse avant d’étudier plus en profondeur les conceptions du judaïsme et celles du christianisme qui introduit la question de la résurrection. Le christianisme est devenu un immense amphithéâtre, lieu d’interminables débats théologiques où l’on s’affronte, où l’on condamne et où l’on pense trop peu, pour accoucher de conceptions rigides que l’on retrouvera d’ailleurs en Islam.

Avant de s’intéresser aux grandes traditions orientales, hindouisme, bouddhisme, taoïsme, Didier Rabosée consacre un chapitre à l’alchimie et à l’élixir de longue vie ou liqueur d’immortalité. Il présente plus particulièrement le travail des deux remarquables alchimistes contemporains que sont Emmanuel d’Hooghvorst et Louis Cattiaux, rappelant l’importance du Message Retrouvé de ce dernier.

Avec beaucoup de modestie et de simplicité, Didier Rabosée dresse un panorama des croyances principales quant à la mort et à l’après-vie dans le monde. Ce travail met en évidence, tout à la fois notre grande confusion, alimentée par nos peurs, et un pressentiment commun de « ce qui demeure ».