L’alchimie interne dans la voie taoïste

Notre pensée moderne tend à évacuer tout principe d’analogie. De là à affirmer qu’elle tend aussi vers une insolente ignorance, il n’y a qu’un pas, que nous n’hésitons pas à franchir. En effet, tout confirme qu’autour de nous "l’extérieur est en perpétuelle interaction avec l’intérieur", le Yin avec le Yang, l’observé avec l’observateur ; et c’est avec une semblable démarche analogique que le physicien Niels Bohr comprit les structures de l’atome : en scrutant le cosmos.

Pour visionner ce film ajoutez le au panier ou
abonnez-vous pour un accès à tout le catalogue !
53:12
Je m'abonne
À partir de 12 € / mois
15 €
Achat en VOD / 15 €

L’alchimie, "science des transformations" par excellence, n’échappe pas à cette règle. Présente en Occident depuis les grecs, sa célèbre table d’Emeraude abonde vers cette même compréhension globale du Tout, en rappelant avec une pointe de poïésis méditerranéenne que "tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour le miracle d’une seule chose… ".

Pour l’alchimie interne, le corps de l’homme devient le fourneau, sa personne le creuset !

despeux catherine alchimie taoisme 1despeux catherine alchimie taoisme 2
Catherine Despeux, spécialiste du Bouddhisme Chan, du Taoïsme et plus spécifiquement dans leur approche des techniques du corps, nous présente ici les particularités de l’alchimie interne chinoise. Un art de la transformation que l’on nomme en Chine "Cinabre" (le Cinabre est un sulfure de mercure). Cet art d’utiliser les minéraux, de les transformer ou de les purifier, peut aussi s’intérioriser. C’est la voie du Cinabre intérieur, "Nei Dan", complémentaire au Cinabre extérieur, "Wei Dan", nous dit-elle.
Face à la journaliste Hélène Ho Dac (elle-même diplômée en médecine chinoise traditionnelle), Catherine Despeux nous fait découvrir au fil de cette interview toutes les subtilités de cet art plurimillénaire, où l’entrelacement de "l’extérieur" et de "l'intérieur" est une constante qui défie le temps, les modes et la modernité. Deux versants qui telle la petite goutte de Yin instillée dans le Yang – et inversement – constituent le socle de cette pensée. Un socle qui est parvenu à allier ces deux sulfures réputés inconciliables nommés "simplicité et métaphysique", "union des opposés" et "plomb et or"…

A vos marques ?

Haut