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Ensaio sobre a doutrina do Quinto Império

Cet ouvrage s’inscrit dans la perspective de la mission lusitanienne pour le monde. Le Portugal, ce grand pays, et son peuple, ce grand peuple, ont offert le monde à l’Europe dans un regard hautement spirituel fondé sur les mythes du Cinquième Empire et du Roi Caché et sur le culte du Saint Esprit. Jacinto Alves rappelle aux lecteurs que cette mission est transhistorique et fait sens à chaque âge de l’humanité. Si l’ouvrage participe à la vision lusophone développée par le Mouvement International Lusophone, le projet abordé est bien universel.

C’est par un renouvellement de la doctrine du Cinquième Empire qu’une nouvelle alliance avec la fonction politique et même une restauration du Politis est étudiée ici sur la base du rationalisme chrétien. A travers la doctrine du Cinquième Empire, c’est l’aspect révolutionnaire du christianisme originel qui est évoqué. Cette doctrine est initiatique et la question posée, essentielle, est de son application en toutes les dimensions de la société. Il s’agit bien de réaliser une projection sociétale de la Jérusalem Céleste sur terre et d’établir un nouvel ordre économique et social.

Nous retrouvons dans ces pages la question de la queste du Graal, la mission de l’Ordre du Temple devenu l’Ordre du Christ au Portugal, l’influence des franciscains et des jésuites dont sont extraits valeurs, critères, croyances créatrices. Tout comme à l’époque des Découvertes, Jacinto Alves insiste sur la nécessité scientifique de la démarche. Il s’agit bien d’une science de l’Esprit, une science fondatrice pour une nouvelle aventure destinée à l’émergence du nouvel homme, de l’homme complet, au développement duquel contribuent toutes les traditions initiatiques.

Jacinto Alves passe de la doctrine du Cinquième Empire à une doctrine de la citoyenneté universelle que le Portugal est sans doute le seul à même à expérimenter. Le Portugal est destiné une nouvelle fois à être le laboratoire de l’humanité. S’il s’agit bien d’une utopie, il faut l’entendre comme « ce qui n’est pas encore là mais doit advenir ».

De très nombreux auteurs portugais, malheureusement absents en France, ont porté et portent ce message. Si tout le monde connaît Fernando Pessoa, de nombreux penseurs essentiels nous sont inconnus, de Leonardo Coimbra à Agostinho da Silva, qui forment pourtant une assemblée exceptionnelle dont les œuvres cumulées se révèlent un fantastique réservoir de créativités au service de l’humanité.