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 Fragments d’enseignements rosicruciens

Ce livre propose les enseignements croisés entre la kabbale, l’hermétisme et la théurgie, d’un ancien courant de la Rose-Croix qui sut rester discret au fil des siècles. En introduction, Fred MacParthy relate le procès qui conduisit au renouveau du Collegium Rosae-Crucis, appellation qui désigne extérieurement l’ordre concerné.

Cette fraternité est née au milieu du XVIIIème siècle à la croisée de différents ordres rosicruciens de l’époque, constituée par des membres de la Rose-Croix d’Or d’Ancien Système, des Frères de Saint-Jean l’Evangéliste d’Asie et d’Europe mais aussi de la branche française d’une Societas Rosae-Crucis Hermetica presque inconnue.

Cette création cosmopolite répondait à une nécessité de recentrage sur l’opérativité réelle que ne permet pas le grand nombre. On croise dans l’histoire de cette Société Hermétique de la Rose-Croix le Comte François de Chazal de la Genesté qui en arrivant à l’Île Maurice laissa une empreinte notable qui influença le poète-mage Malcolm de Chazal. Ce collège est avant tout un lieu de recherches traditionnelles porté par des valeurs : « Les trois valeurs essentielles de l’hermétisme sont la lettre (l’étude des textes) permettant d’aborder la valeur (la connaissance des lois de la Nature et de l’Univers) toutes deux animées par le cœur (la recherche de l’amour divin, en soi comme en dehors de soi). »

Comme tout collège à vocation exclusivement interne, le Collegium Rosae-Crucis fut confronté à la question d’une propédeutique efficace permettant d’écarter chez les candidats potentiels les travers de besoins excessifs d’appartenance ou de reconnaissance, les adhérences et identifications diverses, fruits des conditionnements, les ignorances multiples, voire les superstitions, y compris celles inhérentes à la modernité.

Les cours du noviciat proposent ainsi un « désapprendre », indispensable pour approcher l’essence de la voie, associé à une réconciliation qui autorise la « tranquillité » sans laquelle aucune œuvre n’est envisageable. Les neuf cours du noviciat posent ainsi le cadre d’un véritable travail, apportant un certain nombre de rectifications, éclairant des points traditionnels obscurs et pointant toujours l’essentiel qui relève de l’interne.

Ce livre est d’une grande richesse.