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La Bible oubliée. Apocryphe de l’Ancien et du Nouveau Testament de J.R. Porter

Collection Spiritualités vivantes, Editions Albin Michel.

Cet ouvrage constitue une anthologie d’extraits de textes anciens absents des Bibles juive et chrétienne. Cette anthologie éclaire l’histoire du judaïsme comme du christianisme mais aussi la nature (ou les natures) réelle de l’enseignement de ces deux traditions sœurs.

La première partie de l’ouvrage est consacrée aux écrits hébraïques « perdus », désignés de manière fort réductrice comme « pseudépigraphes ».

« Ces écrits, nous dit l’auteur, sont perçus aujourd’hui comme essentiels pour la connaissance de la période qui a vu la constitution à la fois du judaïsme et du christianisme. Ils révèlent un judaïsme vivant, multiforme et spéculatif, ouvert sur une large palette d’influences provenant du monde environnement de l’époque, tout en s’attachant à préserver et à réinterpréter sa propre tradition face aux menaces extérieures. »

Ces textes comprennent des apocalypses ou révélations, des écrits philosophiques, des commentaires bibliques, des testaments (d’Abraham, d’Isaac, de Jacob, de Joseph, de Salomon) des poèmes, des psaumes, des prières. Ils abordent les grands thèmes de la tradition juive et, d’une certaine manière, « annoncent » le christianisme. Les traditions sont dynamiques, changeantes et capables de se renouveler mais aussi d’engendrer.

La deuxième partie du livre traite du Nouveau Testament « perdu », un ensemble de textes, dits apocryphes, souvent attribués aux Apôtres, rédigés entre le IIème et le IVème siècle de notre ère. Souvent d’origine gnostique, ces textes témoignent de la puissance créatrice des premières communautés chrétiennes.

Cet ensemble nuance ou interroge les dogmes figés de l’Eglise et constituent des espaces de liberté sur la question du péché originel ou du jugement dernier par exemple. Ils véhiculent aussi une sagesse, une éthique et aborde des domaines scientifiques comme l’astronomie. Si l’Eglise officielle continue de les rejeter, ils apparaissent pourtant comme une source immense de régénération du christianisme.