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Claude Darche, dans ce livre de méditation et d’approfondissement, vient parachever son travail, composé de quatre livres : Vade-mecum de l’Apprenti, Vade-mecum du Compagnon, Vade-mecum du Maître et Vade-mecum des Hauts Grades.
Par ses écrits, elle a toujours cherché à poser un cadre rigoureux et contenant pour le travail initiatique, basé sur la pratique des rites et la mise en œuvre des symboles.

Avec ce nouveau travail, Claude Darche propose, avec distance, une certaine sagesse maçonnique et un art de vivre établis sur les fondements de l’initiation. C’est le fruit d’une vie consacrée à la queste maçonnique et à la vie spirituelle des temples. Cette synthèse aborde des questions courantes et centrales en Franc-maçonnerie avec lucidité et toujours avec une visée pragmatique, un accroissement d’être.
Les onze méditations rassemblées traitent de l’initiation, du temple et de ses symboles, de l’état d’apprenti, des qualités et vertus d’un franc-maçon, des rites et rituels, de la symbolique des outils, de la fraternité et de la solidarité, des fonctions du Vénérable Maître et des officiers de la Loge, de l’humanisme et de la laïcité, de la maîtrise et de la sagesse, de la mort, initiatique et physique…
Claude Darche pose des jalons dont il faut savoir tenir compte. Ainsi :
« On confond aujourd’hui développement personnel et initiation, l’initiation nous ramène aux grands problèmes humains, elle nous permet de nous confronter aux symboles, aux rites, et aux mythes déjà présents dans la psyché humaine qui va peu à peu se souvenir à nouveau et retrouver le chemin de la libération, mais surtout l’initiation nous apprend qu’il n’y a pas de réponse, pas de certitude, jamais, que nous sommes dans le doute et dans l’espérance. »
Mais elle sait aussi la puissance opérative du poétique :
« Être apprenti, c’est recevoir une rose rouge, une fleur d’amour et de compassion, une fleur pure, vivante, couleur du sang de la vie, couleur des passions éphémères et du désir ardent de la spiritualité. »
Enfin, elle nous rappelle à l’essentiel :
« Ma dernière pensée ou méditation avant de terminer cette introduction se tourne vers la difficulté d’être soi-même, rien que soi-même, entièrement soi-même, c’est sans doute cela être sage. C’est admettre la fragilité de ce que nous pensons et la faiblesse des arguments qui fondent notre jugement. »
Claude Darche a d’ailleurs choisi de conclure son ouvrage par un texte puissant de Charlie Chaplin intitulé : « Le jour où je me suis aimé pour de vrai ».


Editions Dervy, 19 rue Saint-Séverin, 75005 Paris, France