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Face à ces arguments théologiques, Jean-Marc Vivenza, ainsi que Jean Solis, défendent le point de vue plus gnostique de Martinès de Pasqually en abordant notamment le problème de la Chute des Anges et de leur rébellion, ainsi les moyens théurgiques permettant de parvenir à la Réconciliation.
Jean-Pierre Bonnerot leur rétorque que cette chute angélique ne fait pas partie des doctrines officielles de l’église qui les a jugées comme des doctrines hérétiques lors des conciles antérieurs. Il va jusqu’à mettre en doute le fait que Martinès de Pasqually ait été vraiment chrétien, en avançant que les théories de ce dernier se rattacheraient plutôt à l’Ancien Testament.
Jean-Marc Vivenza lui répond qu’il s’agit bien là d’une doctrine chrétienne, mais d’origine gnostique qui a été occultées par les églises officielles, alors qu’elle constitue le fondement de tout le courant initiatique véhiculé non seulement par le Martinézisme mais aussi par la pensée d’Origène.

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Jean-Pierre Bonnerot met en cause, aussi, la théurgie réparatrice qu’il juge dangereuse en citant notamment l’exemple de Robert Ambelain
Un débat métaphysique passionné et passionnant, qui atteste si besoin était que la lutte extérieure entre l’église de Pierre et celle de Jean n’est pas encore révolue (dans un sens tant mieux, ndlr), et qui ne manquera pas de susciter de nombreux débats au sein des différents groupes de recherches.