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L’éveil est une évidence masquée par la recherche de l’éveil, par l’enseignement sur l’éveil, par les pratiques méditatives et autres, par la quête elle-même en ses multiples dimensions. Jeff Foster constate l’absence extraordinaire, ici et maintenant, de tout individu. Cette prise de conscience, état permanent de la conscience elle-même, installe dans la félicité de l’instant.

Il n’y a aucun moyen, habile ou non, qui conduit à l’éveil. Jeff Foster rappelle l’arrogance du moi qui veut l’éveil.

« Avant « je », avant « je veux, j’ai besoin », il n’y a rien. Avant « je », il n’y a ni vouloir, ni besoin, c’est complet. Avant que la recherche naisse du vide, il n’y a pas de manque.

Dès l’instant où la recherche apparaît, le manque se révèle. Nous nous tournons alors vers le monde pour combler cette sensation d’incomplétude, et les enseignants apparaissent. Ils sont la projection de notre manque. »

La reconnaissance du jeu dualiste de l’apparaître, sans tomber dans l’identification au non-dualisme, sans se laisser happer par l’attachement au non-attachement. Juste ce qui est là.

« Ne plus avoir ni passé, ni futur est liberté. Etre entièrement seul, mais sans jamais se sentir isolé un seul instant. Faire face à la vie, admettre que vous êtes complètement épuisé par des années de recherche, par la prétention, et les tentatives d’évitement de l’expérience brute. Voir la vie dans sa clarté absolue et réaliser que c’est toujours le miracle, que ça n’a jamais été « votre » vie. »

Au fil des mots, l’auteur met en garde contre ceux-ci. Il défait aussitôt ce qu’il a fait pour ne pas figer le miracle de la vie dans une expérience, pour ne pas stopper l’émerveillement dans une image. Aucune réponse mais des questions qui disparaissent d’elles-mêmes.

« Cette libération, cet amour, cette tendresse, cette innocence ne seront jamais mis en mots, jamais transmis ou capturés, et pourtant c’est tout ce qui est, apparaissant partout, étant toujours toute chose, ne rejetant rien, et vous embrassant – ou embrassant ce que vous considérerez être – à chaque instant.

La vie est l’unique miracle, il n’y en a pas d’autre. L’absence extraordinaire est la présence parfaite, le rien est tout, et en cela tout est résolu. »