On ne présente plus Râmana Mahârshi. Le sage d’Arunchala est connu pour l’extrême simplicité de son approche spirituelle basée sur la même injonction que Socrate : « Qui suis-je ? ». L’originalité de ce livre réside dans le fait qu’il nous livre des inédits des premiers écrits de Srî Râmana Mahârshi.

Le sage ramène inlassablement tous les problèmes à la question fondamentale, à la connaissance de soi, à la recherche de la vérité, de la non-dualité. Cette connaissance ultime conduit à la source, au Cœur, à la paix intérieure, à la joie qui demeure qui n’est rien d’autre que l’état naturel.
« Le sage manifeste cette vérité : il n’y a plus de personne pour s’emparer da qui ou de quoi que ce soit … Dans le Soi non né, resplendit le véritable « Je », libre des dualités « lui », « tu », et « je » … Ce qui demeure, c’est l’ânanda, la plénitude de l’état sans ego, la tranquillité, la joie. Ni voyant, ni vu, que la pure vision (darshan)... Pour le Sage, le Soi resplendit dans le cœur, le corps (universel) est le monde ; là Il se tient, infini et parfait… Le monde est réel pour l’ignorant comme pour le sage. Pour l’ignorant, seul le monde perçu est réel. Pour le sage, la source sans forme du visible est la seule réalité du monde, lumineuse et parfaite ». Comment accéder à Cela ? Râmana Mahârshi fait toujours la même réponse : « En cherchant en soi, le Cœur est trouvé, (alors) l’ego s’incline et disparaît, puis resplendit l’autre « j », non pas l’ego, mais le Soi suprême, parfait ». Que reste-t-il à accomplir pour celui qui s’est fondu dans le Soi, et resplendit (de joie) ? La question ne se pose pas pour celui qui s’est séparé de l’ego. Cette attitude semble étrange, qui peut la comprendre ? ». « Par la méditation constante dans le Cœur, « Je suis Cela, la pure vigilance non conditionnée qu’est Shiva, disparaîtront tous les attachements de l’ego…. Stable dans le Réel, est siddhi, la perfection suprême ». Tout est dit.
Comment se libérer ? « Pour celui qui pense que le corps est le Soi, la méditation « je suis Lui » est une aide dans la quête suprême. (Elle est) Futile pour qui est établi et stable dans le Soi, et aussi vaine que celui qui affirme « je suis un homme ! » »… « La Vérité demeure absolue, connue ou pas ».
Le livre est émaillé de commentaires permettant de préciser ce que Râmana Mahârshi exprimait de façon concise. La voie directe ne s’embarrasse pas des éléments transitoires et des particularités des mondes dits subtils ou grossiers : « Celui qui veut connaître son propre Soi ne s’identifiera ni aux organes des sens ni aux (cinq) éléments. Dans sa quête, il est inutile pour lui de les classifier et d’examiner leur nature et fonction…. Le Soi se trouve à l’intérieur des cinq kosams (corps). Tous ces kosams ne sont pas le Soi, il ne faut pas les identifier lors de la recherche du Soi ou du « qui suis-je ? ». La voie de la non dualité passe par la reconnaissance simple de ces kosha, puis par le fait de ne pas s’y identifier afin de demeurer dans l’Etre, le Soi. Comprendre Râmana Mahârshi c’est revisiter toutes les facettes de ce qui je suis et ne laisser qu’à place qu’à Cela. « Le libéré ne voit rien comme séparé du Soi. Le soi resplendit en tant que pure connaissance ».

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