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Voici une leçon d'Egypte traditionnelle qui devrait être dans toutes les bibliothèques des loges maçonniques, égyptiennes ou non. L'auteur, président de la Tehuti Research Foundation est né au Caire en 1944 et s'est consacré à l'étude de la civilisation traditionnelle des Anciens Egyptiens. Par ce livre, il nous introduit à la richesse de la religion égyptienne, explorant son panthéon et sa cosmologie, pointant du doigt les valeurs éternelles, les fondements scientifiques, les positions philosophiques d'une civilisation qui, à juste raison, nous fascine toujours autant.

Le livre est dédié aux Baladis d'Egypte, " les survivants, porteurs de la torche ancestrale, qui jouent avec un úuf et une pierre ".
" Les Baladis (terme qui signifie les " natifs "), nous dit-il, composent la majorité silencieuse de l'Egypte d'aujourd'hui. Ils sont dominés par une minorité ethnique qu'ils nomment les Afrangis (qui signifie les étrangers), issus d'immigrants de Syrie et de Judée, réfugiés à Alexandrie sous la dynastie des Ptolémées puis sous l'occupation romaine. En faisant mine d'accepter l'héritage égyptien, ils se sont octroyés les plus hautes fonctions avec l'assentiment des envahisseurs étrangers, ce qui permettait à ces derniers de se rendrent maîtres du pays. Après leur départ, les Afrangis ont conservé leur rôle de dirigeants : ils occupent aujourd'hui tous les postes clés de la société égyptienne, politiques, universitaires, de la presse ou des milieux intellectuels.
On a prétendu que les Egyptiens avaient accepté la domination ptolémaïque puis romaine. On a dit qu'ils avaient volontairement adopté les croyances chrétiennes et par la suite, les croyances de l'islam : les " intellectuels " en ont conclu que la religion de l'Egypte ancienne et ses traditions étaient mortes ; en réalité, ces controverses entretiennent la notoriété de leurs instigateurs sans contribuer à rétablir la vérité historique.
Depuis 641, l'islam exerce un contrôle strict sur les écrits historiques, et les historiens musulmans affirment qu'en s'intégrant à la grande et heureuse famille des Arabes, les Egyptiens ont oublié leur identité profonde : " l'Islam a sauvé l'Egypte d'une longue ère d'ignorance ", et personne n'oserait s'opposer à cette ligne de pensée.
C'est un terrorisme intellectuel qui dissimule la réalité en utilisant le discours dominant des Afrangis.
Depuis deux mille ans, les Baladis ont subi la domination étrangère, principalement arabo-musulmane, ils ont appris à survivre, et malgré l'islam, ils perpétuent les traditions de l'Egypte ancienne. "
La publication de ce livre dépasse donc largement le simple intérêt pour la religion égyptienne antique, c'est aussi un acte militant envers la tradition égyptienne et la Tradition elle-même.