Philippe de Vos, philosophe et mystique actuel

Philippe de Vos est né dans la tradition catholique. A l’âge de seize ans il décide d’étudier toutes les religions. Ce choix le fera passer par la Sorbonne (EPHE), dans les cours d’islamologie d’Henry Corbin.

Pour visionner ce film ajoutez le au panier ou
abonnez-vous pour un accès à tout le catalogue !
1:01:26
À partir de 12 € / mois
VOD / 15€

Il rencontre à l’âge de 20 ans Michel Valsan, un proche de René Guénon, qui l’initiera à l’Islam, au soufisme, et qui deviendra pendant plusieurs années son maître.

De René Guénon à Julius Evola

Son parcours atypique le fera rencontrer Julius Evola à Rome, s’initier aux arts martiaux au Japon, échanger avec des « saints » hindouistes en Inde avec lesquels il débutera un dialogue sur les points communs entre Hindouisme et Islam, conversations si riches qu’elles se prolongent aujourd’hui encore….. !

Philippe de Vos, philosophe et mystique actuelPhilippe de Vos, philosophe et mystique actuel

Souhaitez-vous aller à la rencontre de cet homme peu ordinaire ?

Un entretien assuré par François Lehn qui sera complété dans un mois par l’échange : "Les neuf voiles, nœuds de l'âme, dans l’Ennéagramme"…..

Extrait de la vidéo

Philippe Devoz, bonsoir. Bonsoir. Merci d'être avec nous sur Salamandre TV avec les équipes de Bagliss TV. Nous sommes partis pour une soirée de deux heures autour de votre parcours, de votre chemin de vie atypique et tellement riche.

Je préviens tout de suite nos auditeurs qu'ils peuvent dès maintenant écrire et poser leurs questions que je relairai selon les circonstances. Bien, Philippe Devoz, une rapide biographie que vous allez compléter selon votre plaisir. Vous êtes né dans une des grandes familles de France, vous aviez des parents issus du monde du spectacle très jeune, vous avez choisi de vous orienter vers le monde des religions et de toutes les religions, vous avez suivi les cours d'Henri Corbin à l'école pratique des hautes études en islamologie, vous avez navigué et vos pérégrinations vous ont amené à rencontrer Julius Evola, vous ont amené à rencontrer le proche cercle de René Guénon, vous ont amené au Moyen-Orient bien sûr où vous êtes converti à l'islam et vous avez poursuivi votre chemin en Inde et vous dialoguez actuellement et toujours sur l'islam et l'hindouisme, vous nous expliquerez comment est-ce qu'on arrive à concilier de si grands écarts.

Mais commençons tout de suite, alors votre naissance, qui a sa particularité, qu'est-ce que vous avez acquis comme héritage ? C'est curieux, j'ai envie de dire que si ça commence très tôt, c'est vrai qu'à 4 ans, il y avait une sorte de présence qui parlait à mon cœur et alors je me suis dit tiens, il y a un être, une présence qui parle dans le cœur, est-ce que d'autres que moi le connaissent ? Et donc j'ai cherché, après j'ai vu tiens, il y a des gens qui parlent d'un certain dieu, après j'ai étudié le catéchisme, quand j'étais petit, je me suis dit mais alors ce dieu il parle à travers le christianisme et alors je me suis dit ben je vais étudier et je vais m'engager là et je vais regarder et alors depuis tout petit je me suis dit à partir de l'âge de 7 ans, je disais à mes parents je veux être prêtre et moine plus tard, alors il faut imaginer que tout ça se passe dans un milieu où à la maison à Butte-Vagramme, on avait 8 pièces, 69 à Butte-Vagramme, en plein à l'étoile et j'allais au cours Monceau où mon copain de classe c'était Alexandre Onassis en même temps en passant l'office de Onassis et qui changeait de voiture tous les jours, alors je dis un jour à mon père en rentrant, j'ai un copain, son père doit être garagiste parce qu'il change de voiture tout le temps et il me dit mais comment il s'appelle ?

Je lui dis Onassis, alors mon père rigole et dit oui c'est pas tout à fait parce qu'il est garagiste, il change de voiture tous les jours, donc ça c'était mon univers et moi qui voulais être prêtre dans ce milieu, le spectacle où il y avait à la maison Jean Marais qui venait tout le temps, Michel Morgon, amis de mon père très très proche, François Perrier, Robert Hirsch, donc tous les cinémas français se retrouvaient à Butte-Vagramme, la musique, la danse, etc.

Et moi au milieu de tout ça, je disais à ces belles danseuses, à toutes ces femmes extraordinaires, je veux être prêtre et moine. Alors ça faisait rire un petit peu et ça a commencé comme ça. Et l'orientation, alors évidemment je pensais sérieusement être moine et prêtre et la grande surprise ça a été quand même à 16 ans quand je suis tombé sur un livre de Ramakrishna et la vitalité de l'hindouisme et j'ai dit mais ce Ramakrishna est d'une spiritualité authentique et là mon coeur me disait encore mais voilà, il est aussi là, il n'est pas que dans une forme et j'ai compris que finalement ce dieu, cette présence qui parle dans le coeur est trop généreux pour prendre qu'un seul chemin.

Et du coup j'ai commencé à étudier toutes les religions et c'est là, à 16 ans aussi, où je suis tombé sur l'œuvre de René Guénon. D'accord, oui c'est typique, lire René Guénon à 16 ans, ça vous a marqué comme lecture ? Ah oui, forcément, mais je suis entré dans la lecture avec beaucoup de facilité, comme un goût, une inspiration, un souffle, quelque chose qui me portait et donc j'ai, avec un autre ami, c'était précieux, il s'appelait Éric, d'ailleurs il est connu aussi, Éric Sablé, qui intervient beaucoup, qui fait beaucoup d'émissions aussi, qui intervient dans certains journaux.

Je l'ai vu dernièrement dans la revue, je n'ai oublié son nom, celle qui recherche, non j'ai oublié le nom, donc dernièrement je l'ai vu encore des articles de lui. C'était un ami d'enfance de mes 16 ans avec qui on a étudié l'œuvre de Guénon et toutes les traditions et on a continué jusqu'à maintenant, on est amis, mais j'ai des amis comme mes torrents de scène aussi, comme Jean-Claude Sussfeld, qui était mon copain de 14 ans, 15 ans, d'autres amis, Voyeux, qui a fait l'école pratique d'autres études avec moi de mes 16 ans aussi, j'ai beaucoup d'amis que j'ai depuis mes 16 ans jusqu'à maintenant, une sorte de fidélité, d'amitié aussi, ça fait partie aussi de la réalité.

D'accord, il devait y avoir un contraste très fort entre votre vie à Venue Vagram, tout le spectacle, tout le tout pareil qui défile chez vous, une façon caricaturale et rapide, on pourrait dire une certaine superficialité, et puis la profondeur et la gravité, la difficulté de la question de Guénon, ça devait contraster très fort quand même. Oui, c'est vrai qu'au fond je me suis posé la question au moment parce qu'en plus il y avait quand même cet héritage, et bon j'avais des gens très forts autour de moi, et en fait je dois dire qu'à 19 ans, j'ai étudié le théâtre et j'ai connu Grotowski aussi, et Ariane Mouchkine, et mon professeur à l'école Sainte-Barbe c'était François Léotard, le fameux frère du ministre qui était un acteur aussi, et donc Léotard, lui était professeur de français à l'école Sainte-Barbe, et donc ça a été, il travaillait avec Ariane Mouchkine tout au début, et donc à cette époque-là, jusqu'à 20 ans, j'étais très intéressé par le théâtre, et puis j'ai fini par trouver qu'au fond le monde tout entier est un théâtre, et c'est finalement ça, je me suis dit le monde entier est le théâtre, pas besoin de faire du théâtre sur des planches, j'ai le monde entier qui est une forme de script divin, et en fait je vois jusqu'à maintenant le grand spectacle du monde et je trouve ça extraordinaire, et tout ce que je vois, y compris les événements actuels, pour moi je les vois comme une phase d'un scénario dont je vois la suite, et donc quelquefois je ris et je m'amuse de ce que je vois, parce que je perçois la suite du scénario, je vois que c'est une étape, c'est comme quand je vois un film, je devine souvent la fin du film, j'ai appris ça à travers le cinéma et mes parents, je devine très souvent la fin du film, c'est presque un jeu, et bien quand je vois les événements d'aujourd'hui, je sens la suite, et je m'amuse parce que je vois le plan divin être extraordinaire, comment cet extraordinaire script, et il y a un style de l'artiste, le style de l'artiste, le style de celui du scénariste qui est divin, on le perçoit au bout d'un certain temps, et on sent par quoi ça passe.

Abonnez-vous à la newsletter de BAGLIS TV

Haut