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La recherche de l’absolu aborde l’enseignement de l’Advaïta dont les fondements viennent de Shankara au VIIIe siècle, « père spirituel » de Râmana Maharshi (1879-1950), dix siècles plus tard. Leurs enseignements respectifs sont proches en bien des thèmes et aspects et concourent à une unique réalisation. La voie directe qu’ils proposent, jnâna-yoga, est l’un des fleurons de la non-dualité.

L’ouvrage est composé de quatre parties, la première réservée à des écrits de Râmana Maharshi et, notamment un ensemble d’instructions spirituelles présentées sous forme de questions et réponses, écrit entre 1900 et 1902. Bien que jeune, Râmana avait vingt et un ans, sa pensée est déjà pleine de maturité spirituelle, fruit de son expérience profonde et établie de la non-dualité. S’il démontre également une grande érudition, les textes traditionnels auxquels il fait référence viennent surtout illustrer un enseignement né de sa réalisation libre et directe. Ses propos s’adressent aux différents types de disciples, du plus grossier au plus subtil.

La deuxième partie rassemble des commentaires de Râmana Maharshi sur l’enseignement attribué à Shankara, commentaires recueillis au cours de quinze satsang.

« Le silence est la véritable et parfaite instruction spirituelle, upadesha. Il ne convient qu’aux seuls chercheurs avancés. Ceux qui le sont moins ne peuvent en retirer une inspiration. Aussi ont-ils besoin de mots pour qu’on leur explique la vérité. Mais celle-ci est au-delà des mots. Elle ne demande aucune explication verbale. Seule la direction à prendre est indiquée. »

La troisième partie rassemble des textes de Shankara traduits par Râmana du sanskrit au tamoul, bénéficiant parfois d’une introduction de sa main, une brève comparaison entre leurs enseignements respectifs et une courte biographie de Shankara. Parmi les textes importants traduits par Râmana, il y a la « Discrimination du spectateur et du spectacle, Drik-Drishya-Viveka », longuement présenté par Râmana pour ses disciples. Texte et présentation sont considérés comme un trésor de l’Advaïta.

« Dans notre propre Soi qui est l’Absolu, dit Râmana, se trouve un pouvoir mystérieux appelé ignorance, avidyâ. Ce pouvoir qui n’est pas séparé du Soi est sans commencement. Ses signes distinctifs sont le voilement et la manifestation de la multiplicité. Tout comme les images d’un film, bien qu’elles ne soient visibles ni au soleil ni dans l’obscurité, celles-ci le deviennent dans un faisceau de lumière au milieu de l’obscurité, de même, dans les ténèbres de l’ignorance, apparaît la lumière réfléchie du Soi, illusoire et divisée, prenant la forme de la pensée. Il s’agit de la pensée primordiale connue sous le nom d’« ego », jiva ou kartâ (acteur), et dont le mental est le médium et l’exécution de ses perceptions. »

La quatrième et dernière partie offre la traduction par Râmana de Âgama : Ârmâ-Sakshâtkâra, « le Sommet de la Connaissance », l’un des vingt-huit Âgamas, considérés comme enseignements divins, auquel il accordait beaucoup d’importance.

Les textes de Râmana Maharshi et les textes de Shankara, auxquels il se référait souvent, viennent de la même source unique et y renvoient. Ce livre profond est essentiel que ce soit pour servir l’investigation ou conduire au silence. Lecture, étude et mise en œuvre soutiendront la pratique de tous.

Source: La lettre du crocodile 

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