Tu n’as jamais été brisé

L’ouvrage de Jeff Foster sera particulièrement bénéfique à des personnes en reconstruction. Basé sur l’expérience personnelle de l’auteur, il permet de modifier le paradigme et le cadre de référence de l’expérience, de changer le regard afin d’identifier les potentialités d’une situation.

C’est sous la forme de poèmes brefs que Jeff Foster porte l’acceptation de ce qui est afin d’identifier nos ressources et de les orienter vers la solution. Il s’appuie sur les sous-modalités de l’expérience sensorielle pour entrer dans l’instant présent avec une totale acceptation, y compris de ce que nous repoussons ou souhaitons ignorer.

« Dites-vous que vous êtes exactement où vous devez être à cet instant. Anxieux, déprimé, vide, heureux, à bout, frustré, perdu, engourdi, défoncé, en colère ou simplement à distance de la vie…

Paradoxalement, vous êtes exactement là où vous êtes censé être, porté et soutenu par des forces mystérieuses, anciennes et rebelles à toute nomination. »

Jeff Foster apprend au lecteur à apprécier la confusion comme un moment où nous grandissons.

« Prosternez-vous devant la confusion !

C’est le sol fertile

sur lequel fleurira la grande clarté

en son temps béni.

Quand vous vous prosternez il n’y a plus de confusion. »

L’appréciation de la solitude permet de s’ouvrir réellement à l’autre, au monde, à la vie, en toute liberté, sans contrainte pour soi et sans attendu de l’autre.

« Apprenons donc à être seuls ! Seuls, sans distraction, voilà la véritable méditation. Seuls, en communion avec le souffle qui entre et sort. Seuls avec l’esprit et son incroyable danse. Avec la pluie et le soleil matinal. Seuls avec le bruissement des feuilles d’automne sous nos pieds, ou le craquement sourd de la neige l’hiver. Avec les espoirs, les joies et les angoisses de cette forme humaine, vivant un unique jour sur cette remarquable planète. Seuls avec notre précieux moi, avec cet insondable sentiment de connexion à toutes choses, avec la naissance, la perte, la mort et leur

myriade de mystères.

Seuls avec la vie entière. »

La dernière partie de l’ouvrage aborde « des raisons de rester vivant ». Jeff Foster fait très justement l’éloge de la banalité.

« A mon humble avis, les plus « éveillés » sont ceux qui sont tombés amoureux de leur banalité, qui ont cultivé une profonde et chaleureuse compassion pour eux-mêmes, une grande bienveillance, une tendresse envers leur propre esprit fatigué et leur corps douloureux, et qui projettent cette merveilleuse empathie sur le monde. Un pied dans la conscience, oui, mais l’autre pied danse et joue dans le foutoir merveilleusement étrange de l’existence relative ; assez courageux pour accueillir avec humilité et crainte l’extase et les tourments de l’existence, assez courageux pour admettre qu’en fin de compte, ils ne savent rien de rien. »

Le propos vise à accompagner le lecteur dans un processus de libération de toutes les adhérences qui l’obligent à être autre chose que ce qu’il est. D’acceptation en acceptation, la découverte d’un Présent serein et libre se manifeste.

« Reconstruire une vie. Un instant à la fois.

C’est tout ce que vous avez à affronter.

Un instant à la fois. »

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