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Les français, nourris de séries nord-américaines, connaissent mal les institutions et les mécanismes de leur système judiciaire. Cet ouvrage est l’occasion de faire le point et de se réapproprier les leviers d’une Justice aussi riche que complexe.

L’ouvrage est construit sur le même principe que tous ceux de cette collection, principe qui a désormais fait la preuve de son efficacité : 3 minutes de développement, focus de 30 secondes, condensé en 3 secondes, un texte, des repères chronologiques, des thèmes liés, des illustrations superbes. Il s’agit d’un maillage pédagogique.

L’ouvrage commence par présenter les sources et les grandes familles du droit et de la justice avant de présenter son organisation, basée sur la séparation des pouvoirs. Emmanuel Pierrat s’étend jusqu’aux institutions européennes et internationales. Les acteurs de la justice sont présentés : avocat, police judiciaire, auxiliaires de justice (huissiers, notaires, commissaires-priseurs), les experts judiciaires, le jury populaire, les victimes, les accusés, les témoins… Un chapitre s’intéresse à la mise en œuvre des sanctions en réponse à la question « Comment juger ? »

Emmanuel Pierrat a pris le temps de présenter la justice et ses codes, notamment la langue du droit qui peut paraître si étrangère aux citoyens. Les différentes branches du droit sont distinguées : droit civil, droit de la famille, droit du travail, droit des sociétés, droit pénal, droit administratif.

Enfin, un chapitre traite de la justice vue par notre société à travers la littérature, le cinéma ou les médias.

Chaque partie débute par un glossaire et comporte un point particulier comme le Blasphème et la loi,

le secret de l’instruction, la prison, les mineurs et la sexualité, la prescription…

L’auteur se fait certes pédagogue mais n’oublie pas de poser les problèmes selon l’éthique. Exemple avec la prison :

« La prison française est d’abord le règne de la promiscuité, de l’entassement bien au-delà des capacités dites d’accueil. Les cellules sont pleines à craquer, et l’intimité n’existe pas, que ce soit pour les toilettes, exposées au centre de la cellule commune, comme pour essayer de lire alors que l’extinction des feux tombe sitôt la bouillie du soir servie.

L’hygiène n’y est pas un droit : la douche est parcimonieuse, sans compter la vétusté lépreuse des murs pourris au saturnisme et les bestioles diverses.

L’administration pénitentiaire, les surveillants sont bien souvent dignes des portraits dressés dans les films à charge. L’arbitraire, les brimades, l’insulte, le racisme sont de mise. (…)

Alors, celui qui connaît l’envers du décor rit jaune quand surgit le débat sur la « privatisation » des prisons, qui seraient confiées à des entreprises et non plus directement au garde des Sceaux. Il paraît qu’une telle politique serait assimilée à une démission de l’État dans ses missions de service public... » Indispensable.

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