De Rennes-le-Château à Perillos
La société est avide de mystères et de nombreux romanciers (Gérard de Sède, Dan Brown et tant d’autres) les mettent à profit en alliant légende, fiction et réalité dans un malicieux dosage. André Douzet se passionne pour l’énigme de Rennes-le-Château depuis plus de quarante ans et ce diaporama nous donne un aperçu du fruit de ses recherches et en particulier sa récente découverte.
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Selon l’auteur, l’Abbé Béranger Sauniere a commandé à la fin de sa vie une maquette fantasmagorique représentant le Golgotha, le Saint-Sépulcre : le tombeau de Joseph d’Arimathie ainsi que le tombeau du Christ : deux tombeaux ? Quelle valeur conférer à ce « testament codé » de cet abbé?
Le problème soulevé par André Douzet est le suivant : si on l’inverse cette maquette, elle représente très précisément la petite commune de Périllos, située à soixante kilomètres de Rennes-le-Château. Et l’endroit précis, décrit implicitement par Saunière, contient bel et bien deux tombeaux : l’un a été profané, l’autre reste « sous scellé».
Quelles relations entretenaient les Périllos - grands maîtres de l’Ordre de Malte selon l’auteur - à cette époque où leurs terres oscillaient entre la couronne de Catalogne et la France et quelle interprétation de la Cène donner au tableau qu’ils ont commandé à Nicolas Poussin ?

Que représente cette tombe ? Un secret ? Une relique ? Même si elle était vide, ne serions-nous pas en présence d’un « trésor invisible » ?
Pourquoi Malraux, quand il s’est penché pour cette question a-t-il intitulé ce dossier secret : « Lazare » ? Y-a-t-il un lien avec les défilés annuels des Chevaliers de Jérusalem dans les rues de Perpignan ?
Pour quelles raisons cette « histoire de curé » passionne-t-elle encore autant, cinquante ans après sa découverte?

A vous de vous faire une idée, dans cet exposé de 45 minutes organisé par les Editions Fortuna.
Extrait de la vidéo
Oui, en effet, ça va être un survol relativement rapide parce que 40 minutes pour résumer 40 ans de recherche, c'est relativement court habituellement, il nous faut pratiquement une journée. Donc en effet, vous connaissez tous, au moins pour en avoir entendu parler, l'énigme de Rennes-le-Château et de Bérenger-Saunière. Et nous allons avoir la surprise de transposer ce que Saunière a cherché, ce qu'il a trouvé, à environ 60-70 km de Rennes-le-Château.
Périos, qui est un village mort, abandonné. Mais avant de commencer, je vais vous dire quelque chose de très intéressant. Si on résume, si on regarde la recherche de Rennes-le-Château, on s'aperçoit qu'aujourd'hui, encore, remontent d'autres éléments qui nous assurent qu'on va avoir la clé, qu'on va découvrir le trésor à Rennes-le-Château. Ça fait quand même environ 50 ans que ça dure et qu'on n'a jamais rien trouvé à Rennes-le-Château même.
Et vous allez voir au fil des images, il y en a une à la fin, où vous allez pouvoir voir ce qu'on a trouvé et ce qu'on présente habituellement dans des conférences avec un petit peu plus de durée. Rennes-le-Château, survol aérien, qui est un petit village, un gros bourg, un gros hameau maintenant du Rassès, donc dans le nord de la France, je ne veux pas m'étendre, on retrouve le résumé sur Rennes-le-Château dans beaucoup de sites et dans pratiquement tous les ouvrages.
Tout ce qu'on sait, c'est que ce site a appartenu à des seigneurs du Rassès et les derniers en titre ont été les Hauts-Poules. Bérangé-Saunière est un prédateur de l'aéroport de Rennes-le-Château. Et lorsqu'on étudie même brièvement, superficiellement, cette histoire, on s'aperçoit que ce n'est qu'une histoire de curé. Ensuite, ça va se révéler à des profanes, ça va déborder très très vite, même à des politiques, mais c'est avant tout une histoire de curé.
On va voir que quatre ou cinq ans plus tard, on va voir qu'il n'y a pas eu d'aéroport de Rennes-le-Château. Ensuite, ça va se révéler à des profanes, ça va déborder très très vite, même à des politiques, mais c'est avant tout une histoire de curé. On va voir que quatre prêtres vont être les chefs d'orchestre d'une affaire. Le livre de Gérard de Cèdre, qui est celui qui va révéler cette histoire, fantastique.
En fin de compte, Gérard de Cèdre fait un best-seller à cette époque et c'est sa seule ambition. Il va marcher au-delà de tout ce qu'il peut penser et Gérard de Cèdre va mettre le feu à des poudres qu'on n'étendra jamais, puisqu'aujourd'hui, ça flambe encore dans la cale. Mais ce n'est pas tout. Béranger Saunière, à mon avis, est un être qu'on a d'abord téléguidé et ensuite, on a très vite perdu le contrôle de cette mécanique formidable, d'un prêtre qui est obéissant, qui a les connaissances que sa fonction lui donne, c'est-à-dire de savoir lire, écrire, de pratiquer un français plus que correct, mais ensuite le latin, le grec et un peu d'hébreu.
Et Béranger Saunière est un être qui est relativement simple, qui va fonctionner assez simplement, qui vient d'une famille simple. Le père était régisseur, donc il n'était pas dans la misère, mais ça ne fleurissait pas. Et Saunière va essayer de se payer sur la bête, si je puis dire, en acceptant une mission et ensuite en rompant les liens avec ses commanditaires et en exploitant sa découverte par lui-même.
Pourquoi cette étrange chose ? Parce que Saunière, on va dire un an ou deux avant de décéder, a des alertes cardiaques graves à cette époque-là. La médecine n'est pas très puissante en la matière. Et sans doute, un toubi a dû dire à Saunière, si vous avez des affaires à mettre en ordre, il faut le faire maintenant.
Et Béranger Saunière va rédiger un testament. Son testament va être une sorte de moulage très laid. Et en fin de compte, lorsqu'on va sur le site, on s'aperçoit que Saunière inverse, utilise l'effet miroir sur tout un tas d'éléments. Et son testament, on va le voir, et heureusement pour nous, a fonctionné avec un miroir.
Et en fin de compte, la finalité de son testament, c'est cette chose très laid, qui est en caoutchouc, et qui est un élastomère d'un modèle qu'on va voir plus précisément plus loin. Voilà, donc Béranger Saunière est le premier prêtre. En fin de compte, c'est celui qui va nous révéler l'histoire. J'ai choisi cette couverture de livre tout simplement pour illustrer tout au bout le prêtre qu'on voit, l'abbé Boudet.
L'abbé Boudet qui va s'illustrer avec la langue celtique. L'abbé Boudet qui est un intellectuel, c'est un prêtre, mais il est très archéologue, très historien, scientifique, rationnel, et tout à coup, malgré tout ce qu'il a écrit, il part en travers. Il écrit un livre qui est réputé contenir un tissu d'honnerie monumental qui fait sourire ses pairs, puisque tout à coup il dit, il n'y a aucun problème, la véritable langue celtique découle de l'anglais moderne.
Évidemment, il y a de quoi rire, mais si on plonge dans les écrits de Boudet, il n'y a vraiment plus de quoi rire. On a en face de nous un prêtre qui a chiffré, qui a mis dans ses écrits, dans ses livres, quelque chose qu'il a appris, et ça va être lui qui va initier Béranger Saunière. Un livre qu'on ne sait pas, on ne pense pas que ce soit Boudet qui l'a écrit, mais c'est pour montrer qu'une littérature va naître, va florir autour de cet énigme, et tout le monde va y aller de son refrain, en trouvant, en imaginant, et en y allant carrément, en faisant des faux, signés.
Boudet, de toute façon, Boudet étant mort, il n'est plus là pour contester, les absents ont toujours tort. Gélis, alors Gélis, c'est le prêtre de Custossa. Pour ceux qui connaissent, Custossa, vol d'oiseau, deux kilomètres, trois kilomètres de Rennes-le-Château. C'est le troisième prêtre qui va rentrer dans la danse, et c'est le deuxième collègue de Béranger Saunière.
Mais Gélis est quelqu'un qui est cupide, qui aime ses intérêts, et qui les gère admirablement. Et Gélis, des trois prêtres, a dû être celui qui a été le plus gourmand, et sa gourmandise lui a coûté extrêmement cher, puisqu'elle lui coûte la vie, puisqu'un beau matin de Toussaint, il est massacré, véritablement massacré, on estime que ça a duré toute la nuit à coups de pic-feu, et les trois derniers coups auraient été mortels, c'est-à-dire qu'on lui a défoncé la boîte crânienne.
En fin de compte, on s'aperçoit que Gélis s'est traîné dans son presbytère, on l'a poursuivi, on l'a continué à taper, ce n'est pas une vengeance, ce n'est pas un règlement de compte, on a la sensation qu'on a voulu lui faire dire quelque chose. L'a-t-il dit ou ne l'a-t-il pas dit, quoi qu'il en soit, celui qui l'a massacré ne pouvait pas le laisser vivant. On le fait taire. Coustossa, vous voyez Rennes-le-Château au-dessus, on est bien à vue, et les légendes disent qu'entre Coustossa ou Rennes-le-Château, il y a un véritable fromage de Gruyère qui permet de correspondre de l'un à l'autre.
Aucun des souterrains n'a encore été trouvé à ce jour. La tombe de l'abbé Gélis, l'église de Rennes-le-Château. Je choisis cette image parce qu'elle nous montre l'avance d'un bâtiment, qu'on soit croyant ou non, c'est un bâtiment d'architecture remarquable, dont les origines vont probablement dans les premiers arts romans. C'est une architecture pour le cœur qui est du roman pur.
Ensuite, on va très vite dévier. Mais la lourde erreur qui est faite dans l'affaire de Rennes-le-Château, on s'arrête à l'église de Rennes-le-Château, sous le vocable de Marie-Madeleine, et à partir de là, toute la légende, toute la tradition de Marie-Madeleine et de cette histoire va rentrer en vérité. Si on étudie bien Fédier et ensuite, aux archives départementales, l'histoire de Rennes-le-Château, cette église, donc au départ, à l'origine, il n'y a que le cœur, n'est pas une église, c'est la chapelle castrale, c'est la chapelle du château d'Éopoule de Rennes-le-Château.
La véritable église de Rennes-le-Château se trouve dans le village et l'erreur monumentale, et je suis sidéré que tout le monde ait emboîté ce pas-là, personne ne nous dit, oui, mais à l'origine, cette église n'a jamais été sous le vocable de Marie-Madeleine, mais tout simplement de la Vierge Marie jusqu'au XIVe siècle. Et c'est au XIVe siècle, quand la chapelle est récupérée