Petit traité des quatre plénitudes par Alain Delaye

Pleine attention, pleine confiance, pleine offrande, pleine conscience. Telles sont les quatre pratiques présentées par l’auteur, les trois premières conduisant à la quatrième, pour construire un chemin vers la libération.

« Ces trois pratiques de plénitude, précise l’auteur, en visent une quatrième qui se donne et s’accomplit, cette fois, sans exercice et sans effort.

Nous sommes introduits alors dans un autre espace qui est celui de la grâce, où il ne s’agit plus de parler mais d’écouter, plus de méditer mais de contempler, plus de donner mais de recevoir et de se laisser transformer, unifier. Pour aider à s’y ouvrir, nous donnons quelques textes de témoins, connus et moins connus, qui ont accueilli cette plénitude et s’y sont trouvés comblés. »

La méthode présentée fait appel à une forme d’imprégnation par un choix précis de textes traditionnels variés mais qui visent tous l’essentiel. La guirlande des extraits d’enseignement ou de témoignages permet de distinguer, pour chacun différemment, la possibilité d’une voie.

« Chacun, suivant la tradition dans laquelle il se situe, pourra recourir aux invocations préconisées dans celle-ci, ajoute Alain Delaye. Mais qui n’a pas été éduqué dans une tradition devrait éviter d’utiliser des formules qui ne lui sont pas familières. Leur exotisme peut séduire mais il y aurait trop d’artifice et d’ambiguïté à le faire ; ces formules n’ont rien de magique. Comme l’écrivait Simone Weil : « Toutes les religions prononcent dans leur langue le nom du Seigneur. Le plus souvent, il vaut mieux pour un homme nommer Dieu dans sa langue natale plutôt que dans une langue étrangère. »

Alain Delaye. Propose certaines phrases comme mantras, par exemple des paroles de Krishnamurti comme « Voir, c’est la liberté. » ou « Nous sommes des îles et aussi l’océan. ».

Si « La pleine attention consiste à nous orienter vers une présence et nous maintenir à son contact. », « la pleine confiance est une attitude qui s’appuie sur la conviction fondamentale de la vie et du monde. ». Nous passons d’un exercice sensoriel à une attitude délibérée. La pleine offrande fait appel au don, à l’abandon, à la compassion, à l’amour.

« Plénitude de l’attention, nous dit encore l’auteur, pour mettre fin au vide de la distraction, du bavardage, du divertissement, plénitude de la confiance pour conjurer la peur, l’angoisse, la crainte de perdre, plénitude de l’offrande pour faire échec à la haine, à la violence, à la souffrance, plénitude d ela conscience pour résorber la fragmentation, les exclusions, l’éclatement des égocentrismes. Mais l’on pourrait aussi bien dire « vacuités» de la vigilance ouverte, de la confiance inconditionnée, de l’abandon de soi et de la conscience inclusive. »

Les paroles, incisives ou contenantes, sont extraites de tous les grands textes traditionnels mais aussi d’auteurs aussi divers que Etty Hillesum ou Lilian Silburn.

Quel que soit le courant spirituel, quelle que soit l’expérience initiale et ultime, il est toujours question de la non-séparation.

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