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Le projet templier, stoppé en sa forme première par Philippe le Bel, était sociétal et spirituel. Jacques Rolland met en évidence les liens entre certains symboles templiers et certains symboles maçonniques. Il pose cette question, superbe : "Même si l’Univers est en expansion accélérée, la Tradition a-t-elle changé pour autant ?"

En effet, la Tradition, ce qui demeure, derrière l’apparaître y compris dans ses formes traditionnelles, s’inscrit notamment dans le langage du symbole. "Les outils symboliques demeurent vivants, dignes de foi et d’examen mais revêtent, bizarrement même, une autre signification et acceptent une autre dimension." C’est bien sûr dans les constructions des bâtisseurs, églises et cathédrales notamment, que les symboles templiers sont à retrouver. Equerre et compas, beaucéant et damier, labyrinthe, triple enceinte, étoile flamboyante sont quelques-uns des symboles entrevus qui font lien entre le temple et la Franc-maçonnerie.

Il ne s’agit pas de chercher quelque filiation formelle mais de découvrir un langage commun porteur d’un même projet initiatique que l’on retrouve dans le parallélisme fort entre Maître Hiram et Jacques de Molay. "Maître Hiram et Jacques de Molay, suggère l’auteur, ont valablement cherché, à partir de leur mort librement consentie, une synthèse ultérieure, certains tout à la fois de leur fonction et de leur devoir. (…) A un certain degré de la Maçonnerie apparaît un étrange oiseau : le Phénix. Or, chacun sait le symbole qui y est attaché. Il s’agit d’un oiseau qui renaît de ses cendres. Alchimiquement parlant, le Phénix est à la fois un nid et un tombeau. En d’autres termes une matrice et un sépulcre. On voit par là l’aboutissement de l’œuvre au noir. Maître Hiram donnera naissance à toute une catégorie de tailleurs de pierre, d’ymagiers, de charpentiers, de couvreurs. Non seulement le Temple verra sa construction s’achever, mais, plus encore, quatre-vingts cathédrales couvriront le sol de l’Occident au Moyen-Âge.

Si Jacques de Molay n’avait pas péri sur le bûcher, si l’Ordre du temple n’avait pas été considérablement flétri, calomnié, jamais l’Ordre du temple n’aurait valablement survécu." Jacques Rolland ouvre le grand livre des symboles qui persistent à travers les temps et les formes. Il attire notre attention sur un message permanent qu’il convient de mettre en œuvre. Ce petit livre intéressera particulièrement ceux qui s’inscrivent dans un rite qui a conservé, sous une forme ou une autre, le mythe templier et les valeurs de la Chevalerie du Temple.

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