Il devient par la suite un architecte prospère mais son réel intérêt reste la quête du Soi. « Qui suis-je ? », voilà la question principielle à laquelle Harding veut donner une réponse.
Il réalise que l’individu qui se sent souvent séparé, voire isolé, est contenu à l’intérieur d’une hiérarchie complexe, une multitude d’enveloppes successives qui vont de la plus infime cellule de notre corps aux galaxies du cosmos. Mais la question fondamentale demeure : « Qui se trouve au centre de toutes ses enveloppes ? ».
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A trente trois ans, Douglas Harding tombe sur un dessin du philosophe Ernst Mach qui représente un homme allongé sur un divan dans la perspective de ses propres yeux. Donc un homme sans tête. C’est la révélation ! « Le plus beau jour de ma vie, ma nouvelle naissance en quelque sorte, fut le jour où je découvris que je n’avais pas de tête », ainsi Douglas Harding décrit son éveil dans son livre « On having no head ».
Soudain le monde des formes, des substances, disparaît, au profit de l’essence. Une vacuité illuminatrice ! Vacuité consciente d’elle-même ! « J’avais perdu une tête et gagné un monde », dira-t-il. A partir de ce jour il met en place une méthode d’investigation de soi appelée « vision sans tête » qui permet de voir qui nous sommes vraiment, ici et maintenant, à travers un certain nombre d’expériences simples et directes.

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Jusqu’à sa mort, en 2007, Douglas Harding consacrera toute son énergie à transmettre cette expérience à des milliers de personnes à travers le monde. Pour José Le Roy, philosophe, sa rencontre avec Douglas Harding en 1993 a été déterminante. Dans cet exposé de 28 min., il nous fait partager cette voie non dualiste au carrefour de la philosophie, de la mystique et de la science.