En préambule, Françoise Bonardel cite Raymond Abellio (phrases âgées de soixante ans mais n’ayant pas pris une ride) : " je n’ai pas à dénoncer mais à annoncer, dénoncer n’a jamais suffi, l’indignation soulage les nerfs sans nourrir l’esprit, et au contraire : qui annonce juste par-là-même, dénonce… ".

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A l’heure actuelle, où les mouvements d’indignation pullulent dans une grande confusion caractéristique de notre époque où l’horizontal tutoie le vertical,  nos intervenants vont tenter d’interpréter l’Europe que Raymond Abellio appelait de ses vœux : celle d’une communauté gnostique et non celle « des boutiquiers, des généraux ou des managers ».

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Selon vous, quels rapports les notions d’ "Occident" et d’ "Europe" entretiennent-ils ? L’un et l’autre forment-ils comme nous le dit Françoise Bonardel  "le terreau d’une transmutation" ? 
L’Europe des années 1950 ou 2010 se construit-elle selon vous sur  ses faiblesses, dans son conglomérat de "nations fatiguées" ,ou bien se constitue-elle  sur ses forces ?
Le gnostique, s’il  est celui qui a opéré sa transfiguration, peut-il s’adjoindre à une communauté ? Si oui que représente cette communauté  et quelles sont ses règles?
Quelle différenciation faire entre annonciation  et dénonciation ?
Eléments de réponses de nos quatre intervenants dans cette table ronde de 51 min.