Et troisièmement, l’astrologie jouit dans ce pays d’une formidable intégration sociale : plus de vingt-deux universités proposent, encore aujourd’hui, des études sur l’astrologie.

Trois exemples qui illustrent l’abîme qui sépare Orient et Occident quant au respect des sciences dites « traditionnelles »…

Nous avions abordé dans les deux volets précédents la genèse de l’astrologie en Mésopotamie, puis sa structuration en Egypte. En guise d’épilogue de cette trilogie consacrée à l’histoire de l’astrologie, Denis Labouré évoque ici la façon dont l’Inde a absorbé (ou rejeté) certaines des composantes mésopotamiennes puis gréco-égyptiennes. Précisons que les conquêtes de Darius Ier et d’Alexandre le Grand ont joué un rôle majeur dans ce métissage. Un métissage dont Denis Labouré démêlera ici les sources primaires des sources secondaires.

De l’indéfectible fidélité aux constellations observables dans le ciel (astrologie sidérale) ainsi qu’à la lune.

laboure histoire astrologie 3 1laboure histoire astrologie 3 2

Il soulignera ainsi l’importance du choix que les indiens ont dû opérer au moment de conserver leur système « sidéraliste », c’est-à-dire ici basé sur la course de la Lune au sein de vingt-sept mini-constellations observables dans le ciel. Il nous rappellera aussi la prééminence qu’ils font de la Lune sur le Soleil et replacera dans son contexte la notion de « karma » ; une vision assez éloignée de la vision moderne, anthropocentrique et « très californienne » qui en a été faite depuis les années 60.

Que l’on se trouve à Bombay, à Los Angeles ou en France, depuis plus de deux mille ans, des hommes et des femmes scrutent le ciel en s’interrogeant « ce que je vois là-haut est-il signifiant ? Si oui, comment puis-je le décoder ? ». Ces questions, fondamentales selon nous,  vous parlent-elles, à vous aussi ?