Voyage à travers les dimensions historiques, épistémologiques, anthropologiques et cliniques de la parapsychologie

Apres une première présentation de l’ouvrage intitulé « Le Grand Manuel de parapsychologie scientifique » (Ed Dunod, 2025), une table ronde exceptionnelle s’en est suivie, réunissant cinq membres du Comité Directeur de l’Institut Métapsychique International (IMI). 

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57:09
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Autour de François Neddam : Pascale Catala, Renaud Evrard, Paul-Louis Rabeyron, et Bertrand Méheust ont échangé, chacun selon leurs approches distinctes, autour des dimensions historiques, épistémologiques, anthropologiques et cliniques de la parapsychologie.

Pascale Catala - BAGLIS TVRenaud Evrard - BAGLIS TV

Un moment fort pour tous ceux qui s’intéressent à la frontière entre l’esprit et la matière.

Une rencontre entre science, histoire et conscience, pour découvrir ce que la recherche la plus rigoureuse révèle aujourd’hui des phénomènes dits paranormaux et des expériences anomalistiques. 

Bertrand Méheust - BAGLIS TVTable Ronde - IMI - Forum 104 - BAGLIS TV

Non, la parapsychologie n’est plus la voiture balais des neurosciences.

Souhaitez-vous découvrir les la distinction entre « petit paranormal spontané » et « grand paranormal » ? 
Comprendre  pourquoi ces phénomènes repoussent les obstacles et limitations de notre compréhension de l’espace et du temps ?
Assurément, la parapsychologie et plus largement les études en cours actuellement sur la question de la conscience  assurent un rôle de transformateur épistémologique…

Plus d'information sur le livre : https://www.dunod.com/sciences-humaines-et-sociales/grand-manuel-parapsychologie-scientifique

Extrait de la vidéo

Et bien, moi, j'ai la tâche d'évaluer ce qui se passe dans le cadre d'un système d'investissement. Et bien, je vais commencer par le cadre d'investissement. Et bien, je vais commencer par le cadre d'investissement. Et bien, je vais commencer par le cadre d'investissement.

Et bien, je vais commencer par le cadre d'investissement. Et bien, je vais commencer par le cadre d'investissement. Très bien. Bon, et bien, moi, j'ai la tâche d'animer cette table ronde.

Tâche extrêmement enthousiasmante, mais exigeante. Et d'abord, en première partie, je dirais qu'on est très contraint par le temps. Donc, j'aurai un côté un peu frustrateur car j'amènerai chacun à respecter le temps qui est imparti. Là, pour Louis, il a très bien fait.

Il n'a que 5 minutes de retard. Ce qui est un exploit. Très bien. Donc, pour cette première table ronde qui s'appelle « Toute une histoire », j'aimerais qu'on commence par le commencement et se demander quand est-ce qu'a commencé cette histoire finalement ?

Quelles ont été son évolution et les différentes étapes qui l'ont marqué ? Et pour cela, je vais me tourner vers Bertrand qui a beaucoup réfléchi à ces questions et lui demander quand a commencé toute cette histoire et comment s'est-elle développée ? Ça dépend du moment où on prend la chose. C'est ce que tu appelles l'histoire du psy.

Donc, en fait, l'histoire, si on veut, elle commence avec la mythologie grecque, par exemple. Mais ça, on n'est pas dans la science encore. Pour ce qui concerne l'approche scientifique moderne, là, je suis ferme là-dessus parce que c'est ce que j'ai étudié en détail, c'est l'histoire du mesméré. Donc, à la fin de...

Quelques années avant la révolution française, un aristocrate, le marquis de Puissegur, qui croyait à la doctrine d'un médecin allemand qui s'appelait Franz Anton Mesmer, selon lequel il y a un fluide amplifié l'univers que l'on pouvait maîtriser par la volonté pour produire... Oui, voilà. Je ne peux pas à la fois parler et me faire des détails techniques. Bon.

Alors, du coup, voilà, j'ai perdu le fil. T'as un micro sans fil. Donc, Mesmer prétendait d'avoir découvert une sorte de doctrine qui permettait de créer une médecine universelle. Il avait découvert que l'être humain, je ne peux pas entrer dans les détails comment il a découvert ça, était capable par la volonté de projeter un fluide sur un autre être humain qui était capable de produire des effets curatifs mais aussi des transformations psychiques très profondes.

Il est arrivé au moment de la révolution française, ça a fait un scandale, il y a eu deux commissions successives, une a rejeté les commissions d'enquête, une a rejeté les phénomènes de produits par Mesmer, une autre, au contraire, les a reconnus. Vous voyez, déjà, l'ambiguïté fondamentale de cette question commence. Et il y a eu un disciple de Mesmer qui était le Marquis de Puissegur, qui était un seigneur extrêmement respecté, puissant, qui était un officier d'artillerie, qui s'est emparé de la doctrine de Mesmer pour l'appliquer, il a commencé à magnétiser certains de ses sujets, et c'est là que, involontairement, il a produit chez un de ses sujets, qui s'appelait Victor, c'était quelqu'un qui travaillait au service de la famille de Puissegur, et il a produit chez ce Victor un état de conscience complètement inconnu, que l'on a appelé le somnambulisme magnétique, c'est-à-dire que ce Victor était capable par la pensée d'accéder aux pensées des autres, de se projeter à distance, etc.

Tout est parti de là, ça a produit un choc considérable dans la société française, dont les effets se font encore sentir aujourd'hui, puisqu'on est là pour en parler. Vous voyez, ça fait quand même pas mal de temps. Et donc, il y a eu toute une série de commissions d'enquête qui ont réaccepté ou rejeté ces phénomènes, et en gros, si on fait le bilan de tous les phénomènes produits par les somnambules magnétiques, il y a à peu près tous les phénomènes du psy intellectuel.

Il faut savoir, petite parenthèse, qu'on divise le psy entre deux catégories, l'action physique sur la matière, à distance, et le psy intellectuel, c'est-à-dire par exemple ce qu'on appelle aujourd'hui la télépathie, la précognition, etc. Tous ces phénomènes-là ont été produits avant 1850, on peut dire. À partir de là, la médecine française s'est rebellée, il y a eu une interdiction qui a été portée contre le mesmérisme, et c'est la traversée du désert qui a duré jusqu'à Charcot.

En 1878, Charcot, voyant que les phénomènes continuent d'être étudiés malgré l'interdit, et que les Anglais s'y sont mis, les Allemands s'y sont mis, etc., il autorise, pour que vous compreniez la situation, d'un seul coup, Lacan, dans un séminaire, qui déclare autoriser les psychanalystes à s'emparer du psy. Ça aurait été la ruée. Et bien, c'est ce qui s'est passé. Donc il y a eu une guerre qui n'a pas cessé, ma thèse sur ce sujet raconte l'histoire d'une bataille dans la pensée, en fait.

Donc le psy a commencé là, à partir de là, on l'a catégorisé, il s'est développé notamment en Angleterre, où il a pris une dimension scientifique plus nette, les Anglais, sur le plan expérimental, étaient en avance sur nous, et donc ça s'est mis également en Allemagne, en Italie, moins en Espagne, parce que l'Espagne à la barrière des Pyrénées, c'était un autre monde à l'époque. Mais enfin, tous les pays ont été peu à peu atteints par cette question.

Et donc, c'est le magnétisme animal qui a approché, pour la première fois, avec une approche volontaire scientifique, les phénomènes paranormaux, qu'on dit aujourd'hui paranormaux. J'étais tout à fait clair, et donc on comprend mieux pourquoi on est ici ce soir, après cette longue histoire. Alors, tu as souligné le fait que tout cela n'était pas un long fleuve tranquille, et qu'il y avait eu pas mal de controverses, de batailles, de refus, de résistances.

Et là, je me tournerai vers Paul-Louis, pour lui demander, la parapsychologie suscite pas mal de résistances, qu'est-ce qui explique que pas mal de scientifiques refusent de la considérer comme une science ? Pourquoi a-t-on mis, par exemple, manuel de parapsychologie scientifique, alors qu'on mettrait manuel de biologie moléculaire, sans préciser scientifique ? On a mis quatre ans, mais on a mis au moins un an à se mettre d'accord sur le titre.

C'est-à-dire qu'on était plusieurs à ne pas vouloir parapsychologie dans le titre. Il y a plusieurs façons de répondre à la question. Il y a la méconnaissance du dossier scientifique de la parapsychologie, la méconnaissance de l'histoire. Bertrand, sa thèse a été publiée, c'est 200 pages, donc il faut les lire déjà.

Deux tomes. Deux tomes, oui. Donc il y a déjà ça. Et puis, il y a la question de, à quoi la science a-t-elle le droit de s'intéresser ?

Alors là, je vais vous développer un petit peu mon point de vue là-dessus, au risque de choquer certains, c'est que je pense que la science n'existe pas. En fait, il existe des sciences. Donc il y a des objets, il y a des objets d'études, qu'on peut essayer d'aborder rationnellement. Et c'est ça que, dans notre culture, on a tendance à appeler la science.

Il faudrait aussi distinguer, en suivant Étienne Klein par exemple, la question de la science, la question de la recherche. Admettons, on va mettre science et recherche dans le même pot. Et donc, pour des raisons historiques qui seraient trop longues, bien sûr, à développer, les sciences sont devenues ce qu'elles sont, et avec des objets d'études bien repérés, bien reconnus, bien adaptés à notre contexte culturel.

Et puis, voilà, il y a des objets qui sont restés un peu en marge. Ils ne sont pas restés en marge tout à fait pour rien.

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