Ces faits inexplicables, cette interaction, d’origine indéterminée, entre le psychisme d’un individu et son environnement, alimentent de nombreuses controverses au sein même du monde scientifique. Une ligne de faille, qui renvoie dos à dos certains biologiques / neurobiologistes, tenants d’une mécanicité stricte des flux (électriques) neuronaux et que Jean Rospars nomme « les matérialistes fonctionnalistes », et les seconds qui refusent de réduire la liaison cerveau-conscience au seul traitement de cette information : « les non-réductionnistes ». Tendance, dont Jean-Pierre Rospars se réclame.

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Il n’y a pas pire sourd que celui que ne veut pas entendre : l’exemple de l’agnosie.

Citons un cas, parmi les nombreux répertoriés : celui de l’agnosie, appelée aussi « cécité psychique ».
L’agnosie met en lumière le fait qu’un individu, ou un animal, peut soudainement être frappé d’une cécité sélective et partielle. Le nerf optique, la rétine et les neurones fonctionnent parfaitement, mais certaines informations ne franchissent pas le seuil de la conscience et restent dans une sorte limbe inconsciente.

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L’information est pourtant bien reçue et mesurée, sur un plan sensoriel.

Mais une sorte de barrière, revelant à priori du ressort psychique, entrave son usuelle transmission. L’agnosie, à l’instar de l’amnésie, représente un véritable caillou dans la chaussure de l’approche mécaniste….

Plus qu’un caillou : un mystère.

Souhaitez-vous ainsi vous immerger dans cette science encore toute jeune, aux perspectives révolutionnaires, que sont les sciences cognitives ?
Une nouvelle épistémologie qui vous apprendra d’une part que « nous ne sommes, en rien, des robots » mais aussi, et là subsiste une part de mystère, que la perception du monde extérieur que nous nous faisons (et que Jean-Pierre Rospsars nomme ici « le réalisme naïf ») est clairement une illusion … 

Une intervention passionnante, suivie ICI, d’un deuxième volet, qui abordera la dimension plus philosophique et phénoménologique de cette vaste question.