Les grottes cathares, un athanor alchimique?

Les gnostiques en général, et les cathares en particulier, ont pour particularité de chercher ce que la chrétienté nomme "salut" non pas dans des églises mais au plus profond de leur être. Cette "salvation", c’est à travers leur corps, par leur ascèses et prières qu’elle s’effectue. Cette mystique atypique, teintée d’un zeste d’anarchisme auréolée d’une indéfectible solidarité, ne s’est jamais bien entendue avec les structures autoritaires et centralisées. Citons à titre d’égale cruauté le Roi de France ou l’Eglise Romaine. …

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A Ussat-les-Bains, en Ariège, existent des grottes pour des initiations cathares

Toni Ceron, bien connu pour ses travaux sur Paracelse et l’alchimie végétale, organise régulièrement des stages dans les grottes du Sabarthez à Ussat-les-Bains. A la suite des travaux d’historiens locaux tel qu’Antonin Gadal et des enseignements de groupes initiatiques comme ceux de la Rose-Croix d’Or, il y a transposé un protocole de "prise de conscience" à caractère initiatique dont le but est la purification personnelle.

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Ces grottes : des lieux de retraite méditative et alchimique.

Pour Toni Ceron, "l’ère des groupes initiatiques est révolue"; l’homme sait de quoi il parle puisqu’il a fréquenté pendant longtemps la Rose-Croix d’Or. En effet, selon lui, les temps ont changé, et à l’instar du combat de Ahriman contre Lucifer : la compréhension de cette Gnose doit se pratiquer de nos jours sur un plan individuel. Et non plus collectif.
Ces grottes constituent pour lui un formidable cadre, non seulement historique mais aussi, et surtout, énergétique.
D’ailleurs est-ce un hasard si cet énorme massif montagneux se nomme " la montagne sacrée" ?
Souhaitez-vous donc découvrir la grotte des Eglises (Œuvre au Noir), la grotte de l’Hermite (Œuvre au Blanc), la grotte de Bethléem (Œuvre au Rouge) et ainsi percevoir votre propre corps, à la foi(s), comme sanctuaire et creuset alchimique ?
Eléments de réponses ici, dans cette interview passionnante menée par Alexandre Rougé.

Extrait de la vidéo

Bonjour, Alexandre Rouget, je suis avec Tony Serron, un alchemiste, un spagyriste qui est situé dans les montagnes de Savoie à Orsier. Il habite sur une route qui s'appelle le col du feu, qui est un nom un peu prédestiné auquel Tony vous avez donné ce nom à votre maison d'édition. Vous avez sorti récemment un texte très dense, très technique, qui s'appelle le sang du dragon. Vous mettez en pratique ce protocole alchimique dans des sites, des sites particuliers.

J'ai eu le plaisir de découvrir votre suite récemment en Ariège. Il s'agit des grottes du Sat, les grottes de Sabartès, une partie de la vallée de l'Ariège, dans lesquelles des grottes ont servi il y a très longtemps, au moins jusqu'au Qatar et même encore jusqu'à nos jours, qui ont servi de lieux de retraite, de recueil méditatif et alchimique. Alors, pourriez-vous nous dire de quelle manière vous avez, vous, connecté avec ces protocoles, comment avez-vous découvert ces lieux, ces fameuses grottes, et comment avez-vous mis en œuvre le contenu opératif, alchimique que vous avez découvert dans ces lieux-là.

Bonjour Alexandre, et bien c'est avec grand plaisir que nous allons faire cette émission tous les deux. Alors pour en revenir donc à votre question, ce qui est important à voir c'est que l'arrière-plan de cette recherche c'est le protocole, le processus alchimique, mais pas n'importe lequel parce qu'il y a alchimie et alchimie, et j'ai qualifié ça d'alchimie gnostique et en plus alchimie gnostique individuelle, dans ce sens qu'il y a une alchimie gnostique de groupe qui a toute sa valeur, toute son importance, les Cathares, les Manichéens, les Esséniens, la Rose-Croix d'Or aujourd'hui, etc., font un travail de groupe au niveau gnostique et l'alchimie à l'arrière-plan de ce travail gnostique est très très intéressante, mais elle arrive à un moment donné de l'œuvre qui n'est pas terminée, il manque un chapitre.

Ce manque c'est l'alchimie gnostique individuelle qui va nous le donner. Il y a dans la vallée de l'Ariège, à Ussat-Ornolac, il y a la grotte de l'Ombrive que je qualifierais symboliquement de gnose de groupe. Si on traverse l'Ariège, de l'autre côté nous avons la grotte de Fontanet, la grotte des Églises, la grotte de l'Ermite et la grotte de Bethléem qui symbolisent des étapes de l'œuvre alchimique.

Le processus alchimique étant ce qu'il est, qu'il a été expérimenté, qu'il est expérimenté, notamment au niveau thérapeutique, à un moment donné je me suis rendu compte que ces grottes portaient en elles, de manière tout à fait naturelle, fabriquées par la nature, tout un déroulé de fréquences, de lieux très très intéressants au niveau symbolique mais aussi au niveau thérapeutique et ça rappelle, toute proportion gardée, la Grande Place de Bruxelles.

La grosse différence c'est que la Grande Place de Bruxelles, eh bien, ça a été fabriqué par les hommes. L'inconscient collectif a fait qu'un processus alchimique émane de cette Grande Place de Bruxelles. Vous nous dites du coup que ces grottes, de manière naturelle, ont un aspect de vertu thérapeutique. Alors de quelle thérapie voulez-vous nous parler à cet égard ?

On parle de spagithérapie ou d'alchimie thérapeutique si on veut, en s'inspirant de Paracels qui a vécu il y a cinq siècles d'ici et qui parlait des entités de la maladie. Ces diverses entités de la maladie correspondent, donc il y a cinq entités de la maladie, correspondent aussi à cinq portions de la colonne vertébrale. On pourrait le voir comme ça. On pourrait assimiler ces cinq entités de la maladie à diverses étapes de l'alchimie.

Les trois premières entités de la maladie, Paracels va appeler ça les maladies de l'entité des astres, les maladies de l'entité du poison et les maladies de l'entité naturelle. Ces trois, on peut les regrouper au niveau des trois premières portions de la colonne vertébrale, c'est-à-dire les sept cervicales, les douze dorsales et les cinq lombaires, c'est-à-dire 24 aspects. Ces 24 aspects-là, on peut les retrouver dans la grotte des églises où on va voir 24 étapes en quelque sorte, 24 arcanes, puisqu'on peut voir les 22 arcanes du tarot plus deux manquants, les 22 lettres hébraïques plus deux manquantes, les runes éventuellement, etc.

Mais on peut voir aussi surtout les douze méridiens et les dix organes plus deux manquants. Tout ça, on peut l'englober dans la grotte des églises qui est la grotte de l'initiation de la connaissance. C'est plutôt globalement lié à la tête, c'est plutôt globalement lié à une initiation rose-croix dans le sens authentique. Alors c'est l'un des aspects les plus frappants, les plus impressionnants que vous avez mis à jour à travers les grottes cathares, c'est que l'individu effectivement est connecté directement dans la grotte, à travers la grotte ou grâce à la grotte, il est connecté à une mémoire qui effectivement est enquistée ou engrammée, pourrait-on dire, au niveau organique, mais alors sur plusieurs plans différents.

Alors du coup, il y a deux aspects que j'ai envie d'aborder avec vous. Dans le contenu de l'enseignement, vous faites un lien qui est frappant entre effectivement la tête, le cœur et le bassin, qui sont en lien évidemment avec une autre trinité sur laquelle l'on vient donc, qui est la trinité Ève-Lilith-Sophia. Et comme nous avons trois grottes à Ussat-Tornolak et qu'encore une fois, chacune est dédiée à l'un des trois oeuvres alchimiques, comment avez-vous fait pour mettre en évidence ce lien qui se passe dans l'individu entre tel méridien, tel organe, le lieu de la grotte où il se trouve ?

Avez-vous par exemple réussi à pister, à lister ces 22 ou 24 endroits dans la grotte des églises qui sont dédiés au processus thérapeutique individuel ? Tout à fait, tout à fait. La grotte des églises renferme ces 24 aspects et globalement, on pourrait dire par rapport à ces trois matrices que vous évoquez, Lilith, Ève et Sophia. Lilith, c'est la lune noire, la terre noire ou le soleil noir, peu importe, c'est l'aspect le plus caché.

A l'origine, c'est lié à la tête, à la tête ce qui va nourrir la connaissance cachée. Aujourd'hui, Lilith n'est plus là, Lilith est descendue au bas de la colonne vertébrale. Mais, plaçons-nous à l'origine. Eh bien, nous avons cette matrice Lilith au niveau de la tête qui nourrit le principe sel des alchimistes, essentiellement.

Mais cette Lilith, elle est aussi globalement, pour aujourd'hui, située à l'arrière-plan de la grotte des églises. Elle est située à l'arrière-plan de ces 24 aspects. Globalement, pour le moment, c'est ça. Mais nous devons la travailler pour retrouver son feu secret de manière à remettre en vie ces 24 aspects.

Et c'est cette Lilith cachée que l'on doit remettre en avant. Et ensuite viendra l'aspect Ève et ensuite l'aspect Sophia. Alors, nous avons trois œuvres en alchimie. L'œuvre au noir, l'œuvre au blanc, l'œuvre rouge.

Et on pourrait les situer en parallèle avec trois matrices que sont Lilith pour l'œuvre au noir, Ève pour l'œuvre au blanc et la Sophia pour l'œuvre rouge. En sachant qu'après nous avons les trois multiplications, là nous aurons une quatrième matrice qui, elle, n'a pas chuté, qu'on appelle Hypinoya. Alors, la Lilith, elle, va surplomber en quelque sorte ces 24 arcanes qu'on va retrouver dans la grotte des églises, globalement l'œuvre au noir.

C'est tout un travail sur le collectif, sur la généalogie. Et les 24 aspects sont eux-mêmes divisés en trois, c'est-à-dire les sept cervicales, les douze dorsales, les cinq lombaires. L'ensemble est,

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