Dans la Lumière de l'Etre: la nature, support d'éveil au «Je Suis»
Confrontés aux bouleversements climatiques et aux tribulations qui règnent en ce monde, de nombreuses personnes éprouvent un profond sentiment d'insécurité et d'insatisfaction. Certaines d’entre elles décident alors de se tourner vers "la Mère-Nature", et attendent d’elle des solutions, des enseignements.
Pour elles, cette Mère-Nature mettrait en évidence, au coeur de l'instant, une Intelligence singulière qui dépasserait les limitations du mental. Pour les hommes et femmes qui emprunteraient cette voie:
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"les éléments se mettent alors à danser et le soleil, immuable, nous montrerait le chemin vers l’Union"
Sa lumière se confondrait avec la "Lumière de l'Être", effaçant la séparation illusoire entre l'intérieur et l'extérieur. Toutes les questions concernant la vie quotidienne et individuelle fusionneraient dans un plan collectif, et ce dans le silence et l'omniprésence de la Pure Conscience…
Une interview de Jean-Philippe Galdi menée par Jocelin Morisson à l’occasion de la sortie de son livre éponyme, chez ALTESS (2015).
Extrait de la vidéo
Bonsoir, bonsoir à tous, merci de nous retrouver pour cette nouvelle émission, grâce au moyen technique de Vaglis TV, qu'on remercie au passage, ce soir on va parler de la lumière de l'être, on va parler de non-dualité, d'hindouisme, de l'advaita vedanta, de toutes sortes de choses et de la nature que supportent à l'éveil également parce qu'on a un invité qui s'appelle Jean-Philippe Galdi, bonsoir Jean-Philippe Galdi, bonsoir, merci donc d'être avec nous ce soir, on vous a proposé de participer à cette émission pour parler notamment mais pas seulement d'un petit livre, je dis petit mais il est grand par le fond, par la profondeur en tout cas de ce qu'il contient, qui s'appelle dans la lumière de l'être, la nature donc support d'éveil où je suis, qui est le sous-titre du livre, un petit livre dans lequel vous racontez un parcours extrêmement riche, dont il va être question ce soir, et qui est paru aux éditions Altesse, on en profite pour rendre un hommage à Alain René Jellineau qui est décédé, qui était une des figures des éditions Altesse, n'est-ce pas ?
L'émission est dédiée à sa mémoire, Jean-Philippe Galdi, ce livre effectivement il est assez passionnant parce que vous y livrez des méditations autour de grandes paroles du Védanta, vous analysez l'enseignement sur la non-dualité, mais au départ on apprend quand même que vous avez fréquenté toutes sortes de maîtres, certains dont vous avez suivi l'enseignement, d'autres que vous avez simplement rencontré j'imagine, mais ça commence en fait très jeune, puisqu'à l'âge de 17 ans vous croisez la route de Krishnamurti, et là c'est le départ on peut dire d'un cheminement qui est très important.
Oui tout à fait, j'ai découvert des ouvrages de théosophie vers 16-17 ans dans la librairie de la bibliothèque de famille, je suis allé à Société Théosophique, et là dans la librairie une dame âgée, qui était certainement une ancienne théosophe, me regarde simplement et spontanément elle tend la main vers un livre de Krishnamurti, et me dit voilà pour vous ça sera peut-être plus facile, et j'ai suivi, j'ai vraiment accompagné son geste en acceptant le livre, et je suis parti en vacances en autostrade à travers l'Europe dans la nature, où j'ai commencé à lire ce livre, à découvrir en même temps les textes de Krishnamurti qui étaient une invitation à méditer dans la nature, et c'est comme cela que j'ai découvert la voie.
Et vous avez été amené à le croiser en fait assez vite, assez tôt ? A le rencontrer assez tôt, être vraiment proche de lui, parce que je me suis trouvé souvent en entretien, seul avec lui, et voulant te promener, d'abord par des anciens théosophes, et ensuite en Suisse, où j'ai été invité à son chalet, sur sa demande à être en sa présence. C'est vraiment lui qui m'a invité à aller en Inde, et à faire par moi-même mon expérience, à découvrir le yoga, la méditation, et certainement ce qui m'a amené en premier de décisif, c'est cette communion avec la nature, dans ce qu'il me dit, regardez, vous avez là, en regardant la brume, les forêts, les collines de la Suisse, vous avez là tous les Vedas, les plus grands mantras, toute la connaissance est là.
Et dans ce silence, dans cette communion, j'ai eu une compréhension certainement qui a été décisive, et c'est Swami Brahmananda qui, lors d'un entretien, me dit, venez, je vais vous chanter la Gayatri, tout est dedans, vous y découvrirez toute cette connaissance avec les directions, les éléments, les quatre âges de la vie, les quatre saisons, l'unité des quatre corps, etc., cette unité merveilleuse, cette grande science du son.
Alors aujourd'hui, vous êtes vous-même enseignant spirituel, vous avez étudié en l'occurrence avec Swamiji, celui dont vous parliez à l'instant, le Swami dont vous parliez à l'instant, c'est lui qui vous a initié en quelque sorte, et lui est un représentant de la lignée de Papaji, est-ce qu'on peut dire quelques mots de ces personnages ? Quelques mots, ce qui me vient, qui donne vraiment une réponse profonde, j'ai connu une femme extraordinaire, dont je ne donne pas le nom par respect pour sa famille, ses enfants, etc., mais qui a connu depuis Swamiramdas et Manandamayi de très grands, et je l'ai invitée à rencontrer Swamiji lors d'un de ses retours en France, je lui ai dit, j'ai rencontré un grand sage, est-ce que vous venez avec moi pour le voir ?
Et lors de notre retour dans le train, je me suis permis de lui demander, et Papaji, cet être qui maintient son corps depuis des milliers d'années, et Swamiji d'y l'avoir rencontré, elle n'est pas enclin à des questions mystérieuses, qui relèvent du paranormal, etc., elle m'a dit, quelle importance, nous sommes en présence d'un grand, que peut-on dire ? Ce qui est important, j'en ai rencontré, il est vrai, c'est un grand, et nous ne pouvons rien dire.
Et ça, ça a été une réponse, certainement, avec le peu de temps que nous avons, c'est une réponse qui est vraiment complète. D'accord, alors Swamiji, c'est lui qui vous a transmis, comment on appelle ça, la Gayathri, c'est ça ? La Gayathri, oui. Qui est un texte sanscrit, qui appartient au Rig Veda, si je n'abuse, qui a donné des sens au Veda.
Voilà, qui est à la base, qui est le mantra le plus sacré des Vedas. Le plus ancien aussi. Et donc Swamiji vous a chanté ce mantra, cette Gayathri mantra, et qu'est-ce que ça représentait ? Ça représentait une forme de transmission, donc à ce moment-là, pour vous ?
Une transmission pour enseigner. Une transmission lorsque je lui parlais de mes méditations dans la nature, après avoir rencontré Krishnamurti, et aussi l'importance de Nisargadatta Maharaj. Nisargadatta Maharaj m'a transmis la Gayathri sans que je lui demande, Gayathri Chandas, le « je suis » ou la Amasmi Gayathri. Je suis tombé malade après ce Darshan, après cette transmission, pendant longtemps, j'ai été presque aveugle, j'étais halité.
Avec cette Gayathri, avec cette méditation et la réponse à mes questions qui peut se résumer, il faut passer de Dhyana, à l'état de méditation, à la connaissance, Dhyana,