Confréries musulmanes et initiations (audio)
Christian Lochon nous évoque ici comment sont ordonnées les initiations en islam ainsi que la place de ses confréries, le monachisme étant absent de cette religion.
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Extrait de la vidéo
L'islam rentre dans un terrain qui est un terrain déjà occupé par les chrétiens, d'un côté, puis par les zoroastriens aussi, les mazdéens. Quand l'islam rentre en Iran, il y a tout un vieux fond mazdéen, zoroastrien, et donc l'islam va compter avec ça. Si bien que, peu à peu, vont s'introduire dans l'islam des relents, des restes de mazdénisme, de zoroastrianisme, et puis d'indianisme quand il va y avoir une expansion de l'islam absolument extraordinaire.
Et encore aujourd'hui, un musulman indonésien ne ressemble pas à un musulman pakistanais qui ne ressemble pas à un musulman égyptien qui ne ressemble pas à un musulman africain. Il faut bien comprendre que l'islam n'est pas monolithique et qu'il s'est étendu sur des zones qui étaient déjà des zones utilisées par une autre religion ou d'autres sources. C'est ainsi qu'attaquable, à partir de l'époque abbaside, c'est-à-dire une centaine d'années après la mort du prophète, voilà que se met en place un système de confrérie que Cassinian étudie et dont il montre la correspondance notamment avec le zoroastrien.
Le zoroastrien, toute cette conception zoroastrière. Ces confréries se mettent en place pour atteindre à une certaine perfection du travail bien fait. Et là on retrouve qu'absolument, ce qui va passer en Occident à partir des croisades, c'est-à-dire toutes ces confréries qui vont aboutir sur les bâtisseurs de cathédrales, etc. et vous voyez la figuration qui est extrêmement intéressante, elle n'est pas gratuite car les croisés se rendant en Orient vont trouver un islam qui n'est pas toujours l'islam que nous voyons aujourd'hui mais qui est un islam truffé de confréries, de loges, si je puis dire.
Car il y a précisément une influence très forte qui se met en place avec les frères de la pureté qui sont une sorte de confréries extrêmement... de valeurs scientifiques, de chercheurs qui s'étaient réunis notamment à partir de Bagdad, à Tahrir Hikmah, c'est-à-dire la maison de la sagesse et ces chercheurs sont des encyclopédistes, ils vont publier énormément de travaux vous savez qu'à ce moment-là c'est la grande époque atlassie, n'est-ce pas ?
et ils vont donner à toutes ces inventions modernes pour l'époque un aspect de recherche ésotérique. Ils vont être justement les ésotéristes de cet islam moderne de l'époque du 8ème siècle c'est-à-dire donc gagnant en Andalousie, transplantant en Andalousie ce qu'ils ont recueilli de l'Inde Bagdad est une ville comme aujourd'hui sont nos villes européennes ou américaines c'est-à-dire des endroits où des chercheurs du monde entier de l'époque se rendent et si on veut être lu de haut à cette époque-là entre le 8ème jusqu'au 10ème siècle si on veut être lu dans le monde scientifique, on publie en arabe donc les iraniens, les indiens publient en arabe parce que quand ça arrive en Andalousie il y a tout un système, et je renvoie à ce merveilleux livre de Joanne Vernet « Ce que la culture doit aux arabes d'Espagne » c'est-à-dire Joanne Vernet qui est un catalan, enfin qui est un professeur à l'université de Barcelone Joanne Vernet montre bien qu'il y avait mise en place par l'Europe de l'époque à partir du 8ème-9ème siècle, une entreprise de traducteurs installée à Colègue et dans la région de Barcelone, notamment dans des monastères et qui guillait, si l'on peut dire, les bibliothèques arabes d'Andalousie en traduisant, tout ainsi, j'ouvre une petite parenthèse, le pape de l'an 1000 donc Gerbert Sylvestre II qui va être un jeune étudiant qui est intéressé par l'astrologie on n'était pas intéressé par l'astrologie à l'époque donc par l'astrologie il s'installe à Barcelone et puis tout d'un coup en lisant des livres de mathématiques et de calculs assez extraordinaires notamment le livre d'Al-Khawalizmi dont on a fait algorithme enfin le mot Al-Khawalizmi c'était un...
Mohammed Moussa Al-Khawalizmi qui était un mathématicien du 9ème siècle qui était né dans la province orientale de Perse, n'est-ce pas, mais qui écrivait en arabe et qui utilisait des chiffres, ces fameux chiffres qui vont passer chez nous dans le monde latin à partir de l'université de Bologne et simplement parce que le pape lui-même Sylvestre II l'a découvert et l'a passé au monde scientifique donc il faut bien penser que parallèlement à ça il y a toute une sorte de chevalerie des foutoirs que vous avez ici de dire précisément la chevalerie c'est-à-dire la chevalerie au service de la pensée pas la chevalerie agressive mais la chevalerie transmettrice de ce qu'il y a de l'autre côté c'est-à-dire de l'autre monde et ainsi autour des sismahéliens c'est-à-dire ceux, ces sismahéliens sont ce groupe d'hommes de pensée qui se rattachent on ne peut pas rentrer dans tous les détails et disons au 6ème imam, c'est-à-dire successeur du prophète nous sommes dans la partie judith et ces sismahéliens vont précisément contribuer à créer auprès de ces...
vont créer des contraries et vont créer tout ce qui va être précisément les corporations irakiennes du 8ème, 9ème siècle qui vont s'étendre dans tout le monde et nous allons dans tout le monde de l'époque et nous allons les voir d'ailleurs peu à peu en effet lorsque des descendants des prononés sismahéliens les fatimides qui se rattachent à Fatima, la fille du prophète n'est-ce pas, en montrant leur allégeance à Ali c'est-à-dire le don des shérites ils s'installent en Tunisie comme vous le savez