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Jacques Simon commence ce travail de clarification historique sur le rite maçonnique le plus pratiqué au monde par la préhistoire et la protohistoire de la Franc-maçonnerie afin de mieux comprendre le passage d’une maçonnerie opérative à une maçonnerie spéculative. Il présente les deux positions dominantes sur le sujet, celle d’une transition graduelle assurant une continuité de filiation et celle d’une rupture qui trouve sa marque en 1717.

La genèse du REAA reste incertaine. Des chercheurs comme Pierre Chevallier, Paul Naudon ou Etienne Gout divergent sur ces origines mais ils se retrouvent sur le développement exceptionnel et rapide des hauts-grades qui caractérisent un désir de rompre avec les dérives des loges bleues.

La plus grande partie de l’ouvrage est consacrée à la naissance et à l’essor du Suprême Conseil du 33e degré en France qui va structurer le rite et garantir son indépendance comme son rayonnement malgré la volonté de contrôle du Grand Orient de France.

Jacques Simon met en évidence les liens entre l’histoire du rite et l’histoire de France. En effet, le rite n’échappe pas aux aléas politiques et sociaux que cela soit avec l’Empereur Napoléon 1er ou sous les Républiques.

Enfin, le livre met en perspective la naissance du Droit Humain à partir de l’initiation de Maria Deraismes en 1882 au REAA, qui traduit le mouvement d’émancipation des femmes dans la société.

Malgré la complexité du sujet, Jacques Simon dresse un tableau riche et précis de l’histoire du REAA, étayé par des annexes fort utiles.

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