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Le Livre du Franc-maçon de Jakin BD

Nous recommandons ce livre d’images sur le parcours initiatique maçonnique des grades bleus. 66 images en noir et blanc, fruit du talent de l’auteur de bande dessinée Jakin BD.

Le défi était grand. Montrer sans dévoiler, suggérer sans étouffer, illustrer tout en ouvrant les portes sur d’autres aspects de la conscience… C’est un magnifique équilibre que nous offre Jakin BD, entre tradition et créativité, entre méditation et tragédie. L’art est ici non seulement au service de l’initiation mais il est lui-même initiation.

Dans une belle préface intitulée La route du soi dans le monde d’après, Jacques Viallebesset introduit avec beaucoup de justesse ce carnet de voyage initiatique imagé :

« Se préparer à vivre, de degrés en degrés, de niveau de conscience en niveau de conscience, la seule révolution qui vaille : celle de nos esprits et de nos cœurs, à consentir à nous raconter une autre histoire, à laisser derrière soi nos croyances véhiculées par nos constructions mentales et nos schémas de société, pour devenir les créateurs de notre réalité, telle est l’ambition de la démarche maçonnique. Ce mouvement continu de pénétrante rotation spiralée, émanent à la fois du plus profond de notre être et rayonnant jusqu’aux confins de l’univers, à force de voyages dans nos terres intérieures comme de pérégrinations dans le monde, vise à éclairer notre prison et notre vie d’un arc-en-ciel. Comment alors ne pas être ébloui par la tendre blessure de cette étoile filante autant que flamboyante qui traverse l’obscurité de notre conscience pour y tisser la toile lumineuse de notre vie, dans le fil et la trame de la superposition des états de la conscience. »

Le dessin met en perspective ce temps spiralaire qui est celui de la mise en opérativité des mythes initiatiques et l’exigence de traversée des temps. Jakin BD dit par l’image le procès abandonnique des « faire » et des « avoir » qui polluent notre inscription dans la dualité pour accéder à l’espace libre, non-duel et infini, de l’être. De l’abandon de nos multiples petits « moi » jusqu’à la plénitude du soi. Du monde profane à la chambre du milieu, là où s’ouvre l’accès à la chambre haute.

Mieux que bien des discours et des ouvrages plus ou moins érudits, cet imagier maçonnique enseigne beaucoup et rappelle aussi à l’essentiel.