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Les médecins de l’âme de Christophe Queruau Lamerie

Après avoir retenu six grands maîtres spirituels ayant marqué l’humanité, Krishna, Zoroaste, Moïse, Lao-Tseu, Bouddha, Jésus et Mahomet, puis survolé « l’infinie diversité des religions et des croyances » en retenant six courants, judaïsme, christianisme, islam, hindouisme et bouddhisme et zoroastrisme, oubliant entre autres les religions préchrétiennes et notamment égyptiennes et grecques pour ce qui concerne l’Occident. L’auteur suggère que la multiplication des croyances serait le fruit amer d’une déformation des enseignements originaux. « Cela, dit-t-il, nous permettra de comprendre comment leurs commandements ont pu progressivement faire l’objet de déformations ou d’interprétations aussi divergentes. »

Outre le fait que l’idée de «  commandement » convient mal au bouddhisme primitif comme au shivaïsme non-duel par exemple, et sans nier les évidentes déformations que subissent les traditions, cette idée considère les déformations supposées comme linéaires et ne prend pas en compte la puissance serpentine des traditions qui savent aussi se rapprocher de leurs sources, pensons, pour le christianisme à un saint François ou à un Maître Eckhart, entre autres encore.

Pour chacun des six personnages choisis par l’auteur, le lecteur découvre trois parties : Ce qu’en dit la science des religions – Ce que disent les traditions religieuses – Ce que dévoile l’inspiration.

Christophe Queruau Lamerie fait la promotion de la doctrine très exotérique et si mal comprise de la réincarnation et nous propose de découvrir « des textes singuliers publiés en Allemagne dans les années 1930 » qui, « nous relatent, entre autres, les vies de ces grandes figures spirituelles que furent Zoroastre, Moïse, Lao-Tseu, Bouddha et Mahomet. » Ces ouvrages, anonymes, furent publiés entre 1930 et 1936.

Il y a beaucoup de poncifs dans ce livre même si la bonne volonté de l’auteur est certaine.