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L’eau est notre bien le plus précieux. Les êtres humains en sont trop peu conscients mais il semble que le XXIème siècle sera décisif pour l’instauration d’un rapport autre à l’eau si toutefois nous sommes capables de faire preuve de maturité. Ce sera rapidement une question de survie de l’espèce humaine. C’est déjà le cas sur une partie non négligeable du globe.

« Jamais l’humanité, nous dit l’auteur, n’a autant eu la possibilité de s’accomplir ou de se perdre. Le foisonnement de la pensée humaine disperse celle-ci dans un lacis d’idées, d’idéologies religieuses ou athées, de recherches scientifiques physiques ou métaphysiques dans lequel finalement tous repères et toutes certitudes se brouillent et s’évanouissent, nous laissant seul le goût amer de la confusion et du doute.

Il y a certainement quelque part un fil rouge enfoui dans la texture de l’univers qui doit nous permettre de remonter le cours de notre destin, éclairer nos certitudes et donner un sens au temps de notre vie. »
Ce fil rouge salutaire, c’est à travers l’eau que Jacques Collin nous propose de le saisir. Cette queste à la fois singulière par son entrée et traditionnelle par sa finalité, elle questionne l’immortalité, se révèle à la fois scientifique et métaphysique, parfois même mystique quand elle exalte la beauté de l’univers.
Cette queste commence par le silence, par l’exploration de notre cerveau, qui se trouve dans la conscience et non l’inverse, par l’analyse de notre rapport au monde, de notre puissance créatrice niée, par la remise en cause de nos certitudes stériles pour en arriver au mystère de l’eau :
« L’eau, temple de la vie, matrice de notre naissance, qui du fond des âges construit inlassablement les formes du vivant, extrait la force vitale, remplit nos yeux de la beauté du monde par le kaléidoscope flamboyant des couleurs. Cette eau est maintenant malade de l’homme. Nous avons perdu son message, elle ne nous parle plus, elle attend le retour d’un dialogue que nous avons rompu par notre ignorance, notre mépris et notre indifférence au sacré. »
Déjà auteur de L’eau, le miracle oublié et L’insoutenable vérité de l’eau, Jacques Collin n’a de cesse de restaurer notre relation originelle avec l’eau. « L’eau est unité, synthèse et révélation de la vie » affirme-t-il. L’ouvrage est une démonstration tantôt scientifique, tantôt philosophique, de la fonction d’interface de l’eau « entre nos réalités physiques et celles de la métaphysique ». « Elle serait l’instrument de la conscience pour matérialiser et introduire la vie incarnée. » Avant d’accéder à cet « eau-delà de l’eau », tout à la fois physique et poétique, le lecteur est invité à se plonger dans le « souvenir océanique » afin de s’éveiller véritablement à la vie.
« La biologie, avec laquelle notre corps vit au quotidien, est l’instrument qui permet à notre conscience de s’exprimer dans le temps et l’espace de notre réalité présente, champs de notre incarnation. Elle est le point de convergence dans le présent de toutes nos expériences terrestres qui s’inscrivent à jamais dans l’histoire du temps. Elle est la mémoire incarnée non seulement de l’histoire de la Création et plus récemment notre souvenir océanique, mais aussi celle de cet être unique et responsable que nous sommes. Chacun de nous emplit par son histoire celle de la création dans les profondeurs du temps. Pour cela il faut accéder à cette liberté suprême qui est « être cause de soi » dans toutes ses pensées et ses actes. C’est se sentir impliqué, responsable, être témoin et participant dans cet univers. Qu’avons-nous fait de cette transcendante liberté pleinement consciente et responsable d’elle-même ? »
L’auteur oscille avec intelligence et érudition entre la dimension sociétale, quand il rend compte de découvertes scientifiques comme l’énergie implosive et de leurs conséquences bénéfiques possibles sur l’équilibre et l’harmonie de la société, et une métaphysique du temps qui pourrait devenir le fondement d’une spiritualité renouvelée dans laquelle l’eau détient une fonction médiatrice essentielle. L’accélération des temps que nous connaissons aujourd’hui pourrait être une formidable opportunité de création, ou de re-création.
L’être humain, qui a perdu le lien avec la nature et avec l’eau, est un véritable parasite. Ce n’est que par un retour à soi, à notre propre nature, qu’une nouvelle alliance peut être instituée. Il existe un lien profond entre notre rapport à l’eau, notre rapport au corps et notre rapport au monde. Jacques Collin propose un nouveau paradigme de l’eau, source d’une reconquête des dimensions cachées de la vie.

Editions Guy Trédaniel Editeur
Source: La Lettre du Crocodile