François Villée, serviteur des astres
En pénétrant dans une forêt, tout promeneur est surpris par la beauté de la végétation, par l'omniprésence de cette quête que se livrent arbres et arbrisseaux, lierre et ronces : immuablement, tous convergent, unanimement, et au-delà de leurs dissemblances, vers le haut, à la recherche de la lumière…. Si cet environnement immédiat peut nous sembler propice à une douce rêverie, voire à une jolie photographie - c'est souvent le cas ! - il peut prendre les traits, pour un œil plus exigeant, d’une sorte de halo illusoire… Un halo qui, de par sa proximité avec nous et son exubérance invitatoire, met nos sens en émoi et nous masque l’essentiel de la forêt. A savoir : ses « Arbres Maitres ». Ses grands patrons en quelque-sorte. Avez-vous envie de prendre un peu de hauteur, justement, et d’en apercevoir ici un beau spécimen ?
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François Villée a plus de soixante années de pratique astrologique, quarante d’enseignement (Ecole A.A.), de nombreux livres, colloques et interventions dans les médias. Parmi ses très nombreux travaux et publications, deux axes émergent. Deux axes qui peuvent paraitre, à première vue, dissemblables, mais qui se rejoignent pour ceux et celles qui ont à coeur de toujours « confronter » la théorie au concret.


Orient et Occident : une astrologie passée au crible de nos biographies. Donc de nos unicités.
François Villée nous présente ici son parcours, ses rencontres notamment avec Claire Santagostini, Josée Lugol, François Brousse, André Barbault, l’astrologue vietnamien (et maitre en Astrologie) Vo-Van-Em…
Prélude d’une série de quatre films tournés en sa compagnie, ce premier volet nous permet de découvrir l’homme et de poser les bases, avant de s’envoler vers des plans assez vertigineux.
Les trois films suivants tenteront de répondre en effet, en détail, aux deux questions, aussi épineuses que fondamentales en astrologie :
1°) entre deux thèmes de naissance identiques, ou similaires, quelles sont les paramètres (extérieurs au thème) qui favorisent le déclenchement, de tel ou tel évènement (projet Bio-Astrologie).
2°) Orient et Occident : les Chinois étudient l'astrologie depuis fort longtemps et leur pragmatisme ne s'encombre pas des considérations "psychologiques" occidentales. Comment ces deux géométries célestes cohabitent-elles ? Au delà de leurs forme et algèbre dissemblables : qu'est-ce qui marche et qu'est-ce qui ne marche pas ?


A une époque où le monde de l’astrologie ressemble de plus en plus à une jungle ; souhaitez-vous découvrir cette approche d'« orfèvre orpailleur », patiente, exigeante, quasi-alchimique, que François Villée propose ?
Extrait de la vidéo
Bonjour François Villet, bonjour Laurence, merci de nous accueillir chez toi à Saleil dans les Pyrénées-Orientales. Mais c'est un honneur de vous recevoir Baglis et toi. Donc nous allons réaliser une série de films à propos de ton oeuvre, de ton parcours d'astrologue. Nous allons commencer par le début donc par ton histoire, par ton enfance, par les débuts de ta vocation et donc peux-tu nous dire quand tu es né et sous quelle configuration astrale peut-être cela peut intéresser nos auditeurs ?
Écoute, si tu veux, donc je suis né le 2 janvier 36, c'était l'année des meilleures crues puisque c'était l'année des congés payés, c'était l'année de tout un essor, un effort social. Sous le signe du Capricorne, non ? Sous le signe du Capricorne, signe d'hiver avec heureusement relevé un peu par un Jupiter Sagittaire et ce Jupiter Sagittaire compense le côté un peu triste, élaborieux que représente le Capricorne associé d'un ascendant scorpion et d'un Saturne au fond du ciel avec Mars, Saturne en poisson, Mars en verso.
Que te dire encore, j'ai la lune en bélier et pour le reste, il faut peut-être rentrer dans une analyse plus pointue. D'accord, mais effectivement le signe du Capricorne dont on dit que l'enfance, la jeunesse c'est souvent difficile puisque c'est un signe de maturité. Oui. Tu l'as vécu pleinement.
Pleinement et le scorpion aussi en général a des difficultés de départ qui souvent sont gratinées et donc j'ai eu les deux. Et je crois que effectivement ta vie a débuté par un accident assez douloureux. Elle a débuté quand même par une arrivée au monde dans une famille unie et morale, pas riche mais bon sans problème d'argent au départ et c'est après, c'est à partir de l'âge de trois ans et demi que ça s'est gâté.
D'accord. Parce qu'il y avait déjà des bruits de bottes en 1936. Le temps passe, la guerre se déclare, en 1939 tout le monde est mobilisé et les magasins ferment les uns après les autres. Donc j'habitais Paris, mes parents habitaient Paris et ils décident de quitter Paris parce que sinon comment se nourrir.
Ils décident de se rendre dans la ferme d'un cousin qui habitait, je crois que c'est Jarjoux, c'est dans le Loiret. Alors ils prennent la route. Mon père était au volant d'une voiture d'occasion de marque Hotchkiss, je crois que ça n'existe plus. Ça ne me dit rien.
Et on n'a jamais su s'il s'était endormi ou s'il y avait eu un accident mécanique, c'est une voiture d'occasion. Toujours est-il qu'en rentrant dans Cônes-sur-Loire, la voiture a percuté un arbre et un mur. Ah oui. Et c'était le 14 juillet 1939.
Ah dis donc. Alors tout le monde se retrouve à l'hôpital. Mon père, sous le choc, la portière s'est ouverte, le buste de mon père est sorti de la voiture et le volant lui a broyé une hanche. Heureusement si je puis dire, parce que s'il était resté dans l'axe, c'était la vessie, c'était les organes génitaux, donc il serait de l'autre côté.
Et puis nous voici donc, alors toute la famille est baissée, moi j'ai la jambe cassée en deux endroits. Nous nous retrouvons dans un hôpital de Cônes, mon père a été opéré comme on a pu parce que tous les chirurgiens, tous les médecins étaient mobilisés. J'ai en mémoire ce qui a été dit de rapport médical. Il avait une tête de fémur qui reposait sur le muscle, carrément, tu vois.
Et l'on pensait qu'il ne remarcherait pas. Et j'ai en mémoire, on me dit qu'à trois ans et demi ce n'est pas possible, mais pourtant il me semble bien que je vois encore les cornettes de la petite soeur de Saint Vincent de Paul à l'hôpital, qui me dit, il faut que tu pries pour que ton papa remarche, car Dieu écoute la prière des petits enfants. C'était une sacrée responsabilité en même temps. Oui, alors je ne sais pas comment j'avais prise à l'époque cette responsabilité, mais par la suite, quand j'ai approché des gens très calés en psycho, en biologie totale, j'ai effectivement compris que l'on m'avait mis une responsabilité sur le dos qui vraisemblablement a déterminé précisément le fait de se rapprocher de Dieu.
Et les astres c'est le ciel. Et en même temps, si tu veux, les astres étant pour celui qui sait, je ne parle pas bien entendu pour celui qui n'a aucune idée de ce qu'est l'astrologie, pour celui qui sait, et il y en a beaucoup aujourd'hui, l'astrologie permet de connaître, de comprendre le passé, le présent et de supputer ce que sera l'avenir. D'accord, mais en connaissance du passé alors ? Est-ce qu'il faut forcément connaître le passé pour comprendre son avenir ?
Non, mais c'est plus complet si tu le connais. On le verra si nous nous abordons le chapitre des matières chères à ces deux intelligences premières que sont Claude Sabat et Gérard Arrathiaz. Ce qu'on appelle le projet sens, c'est complètement le passé. C'est même la mémoire cellulaire, la mémoire parentale, les programmations qui circulent dans la généalogie, tout ça c'est le passé.
Si on ne l'a pas, on peut bien sûr, on peut quand même faire de l'astrologie, il n'y a pas de doute. D'accord. D'ailleurs, l'astrologie, comme le dit André Barbeau, l'astrologie est une bonne fille qui se prête aux caprices de tous les astrologues. A savoir que le primaire, que le passé n'existe pas, à peine le prémant.
Je pense à Annie Cordy un jour qui a dit à télévision « Moi le passé, je m'en fiche complètement, il n'y a que l'avenir. » Bon, et bien c'est parfait. Donc à ce moment-là, elle va utiliser l'astrologie uniquement pour essayer de voir ce qui va se passer. Elle n'a pas besoin du passé.
Et puis d'autres qui ont besoin de la totalité, de connaître les racines de l'arbre, le tronc de l'arbre et le feuillage, il leur faudra le passé, le présent et l'avenir. D'accord. Donc on en revient à ce que nous disions au début, il y a autant d'astrologie que d'astrologue. Certainement.
Et chacun peut en faire... Mais oui, mais oui, j'ai eu le bonheur de suivre des gens tous sincères, tous très forts dans leur matière, complètement opposés. Par exemple, Louis Gastin, lui, travaillait avec les répétitions d'aspect du thème, c'était complètement analytique. Claire Santagossi, lui, rejetait ça facilement parce qu'elle recherchait la globalité de l'être humain et du ciel.
Oui, l'astrologie est très bonne fille. D'accord. Les Chinois travaillent avec des énergies que l'on ne connaît pas.