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Le mariage de la poésie et de la calligraphie est souvent fusionnel. Ce livre en est une fois de plus la démonstration. François Cheng est spécialiste de la poésie de son pays. Quête et expression de ses origines.

On se souviendra de son prix Fémina 1998 pour Le Dit de Tianyi. La poésie chinoise est toujours un jeu des profondeurs de l'être, c'est pourquoi l'occidental épris de communication de surface est souvent décontenancé par la simplicité de ce qui est une spiritualité véritable et non pas une démarche intellectuelle. Au confluent du taoïsme, du confucianisme et du boudhisme, la poésie chinoise est une tradition du dépouillement et de l'essentiel. Comme l'eau, la poésie chinoise peut prendre toutes les formes, elle demeure fluide et insaisissable comme l'esprit :
Clos aux cerfs
Montagne vide.
Plus personne en vue.
Seuls échos des voix résonnant au loin.
Rayon du couchant dans le bois profond :
Sur les mousses un ultime éclat : vert.
Wang Wei