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Voltaire, aussi paradoxal que cela puisse paraître, avait noté l’importance d’Enoch, comparable selon lui à celle d’Elie. Jusqu’au IIIème siècle, le Livre d’Enoch appartient au canon biblique de l’Ancien Testament.

Si les quatre grands Evangiles rassemblent plus de quatre-vingt passages du Livre d’Enoch, seuls les courants de l’hermétisme chrétien et de la kabbale ont su en saisir la dimension ésotérique. Au contraire, les églises officielles ont cherché à masquer cet enseignement essentiel, le considérant comme subversif. Le thème central du livre est en effet l’union des anges avec des humaines.
L’identité d’Enoch a pu être établie grâce aux recherches archéologiques. Il s’agirait d’Enmeduranki, prince sumérien de Sippar, serviteur du dieu solaire Shamash. C’est l’étude de la version slavonique du Livre d’Enoch, complétant l’étude des Manuscrits de la Mer Morte, qui fut déterminante pour cerner à la fois le personnage et comprendre la teneur du texte.
Ce livre en deux parties propose pour la première fois au lecteur des matériaux très complets. Il y a d’abord le texte même. Il s’agit du manuscrit Uvarov présenté dans sa version bilingue, slavon/français et annoté par le Professeur André Vaillant. Il y a, d’autre part un imposant dossier historique établi par Pierre Jovanovic, qui fait le point sur les recherches scientifiques concernant ce texte mythique.
Le texte est proposé en version littéraire et en version commentée et annotée, ce qui intéressera le lecteur soucieux de s’imprégner de la mystique énochienne avant d’approcher l’analyse philologique du texte slave.
L’ancienne tradition sumérienne a eu une influence certaine sur les traditions juives et chrétiennes. De nombreux aspects traditionnels, notamment internes, trouvent tantôt un écho, tantôt un éclairage, parfois même leur origine ou leur justification, dans le Livre d’Enoch. Cette édition concerne donc tous ceux qui cherchent à dévoiler les arcanes de la Tradition occidentale sans se laisser prendre par les croyances et les surimpositions culturelles.
Rappelons, que le Livre d’Enoch a la réputation de porter chance à toute personne qui le lit…